mardi 31 mars 2015

Vins : les étiquettes muettes, une tendance?

L’autre jour, j’ai fait face à l’étiquette qui bat le record du monde d’absence d’information, celle-ci :

Vous avouerez qu’il est difficile d’en dire moins !

Évidemment, si on tourne la bouteille, la contre-étiquette est un peu plus loquace, c’est un vin de sauvignon blanc K Vintners, un domaine du producteur anticonformiste Charles Smith. C’est d’ailleurs une cuvée aussi particulière que son étiquette : un vin aux arômes exubérants tranchés par une acidité brutale et une trame minérale marquée. J’ai bien aimé, mais il n’a pas fait l’unanimité autour de la table. Pour les sommeliers et les esprits avides de découvertes, papilles frileuses s’abstenir.

Autrefois, les étiquettes de vin français étaient graphiquement très chargées, avec des armoiries, un lettrage lourd et beaucoup d’informations : nom du vin, du producteur, appellation, sous-appellation, millésime, degré d’alcool et bien d’autres encore. Plusieurs de ces mentions sont d’ailleurs obligatoires.

De nos jours, la présentation graphique est plus légère et certains producteurs, notamment les espagnols, utilisent des étiquettes au design moderne et très actuel. Il me semble en même temps remarquer une tendance vers ce que j’appelle des étiquettes muettes, c’est-à-dire qui ne transmettent aucune information utile au consommateur.

Voici un autre exemple :


Par rapport à l’exemple précédent, on dispose au moins du nom du domaine, Causse-Marines, mais pour savoir qu’il s’agit de la cuvée Les Greilles d’appellation Gaillac, il faut là aussi tourner la bouteille. Là encore, on a affaire à un vigneron rebelle, aux idées bien arrêtées. Patrice Lescarret utilise ici des cépages locaux et cela donne un autre blanc aux saveurs originales. C’est un bon vin que j’achète souvent, mais le 2013 m’a semblé un peu moins réussi que les millésimes précédents.

Ce troisième exemple est visuellement différent, mais véhicule encore peu d’information :


Cette fois, on a le millésime, les noms du Domaine, de la cuvée et du vigneron. C’est plus que dans les cas précédents, mais on ne voit pas la région, ni l’appellation, ce qui est plutôt étonnant pour un vin d’AOC. Le Quintessence est un Beaujolais, mais cette cuvée a beaucoup plus de corps que ses congénères. Un vin de repas plutôt que d’apéro, et l’occasion de goûter une cuvée avec 10 ans de garde sans avoir à attendre.

Personnellement, j’apprécie le design moderne et le graphisme épuré, je suis donc favorable à un allègement visuel. Par contre, certains producteurs semblent aller très loin dans cette direction. Ces  trois vins sont des cuvées originales, essaient-ils de convoyer cette différence de façon visuelle? Ou bien veulent-ils éliminer toute référence qui leur paraît intimidante pour les consommateurs non-initiés?  Est-ce une bonne idée car ces mêmes consommateurs n’ont jamais été aussi assoiffés d’informations sur les produits qu’ils achètent? Bien malin qui ose prédire comment les étiquettes de vin vont évoluer dans les prochaines années.

Vous, quelles sont vos attentes? J’aimerais le savoir, n’hésitez pas à utiliser les commentaires pour nous en faire part !

À votre santé !


Alain P.

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jeudi 26 mars 2015

Vins d’Ontario : les rouges étonnent !

N’allez surtout pas croire que je discrédite les blancs ontariens, bien au contraire : s’ils me semblent moins surprenants, c’est simplement que le «wow!», je l’ai eu il y a de cela bien des années. Les rieslings de Cave Spring et du Château des Charmes ainsi que les chardonnays de Clos Jordanne, de Closson Chase et surtout de Bachelder en sont les responsables. Les rouges, eux, devaient attendre…

Jusqu’à ce que je participe au séminaire organisé par Wine Country Ontario, le 4 mars dernier, les seuls vins rouges de la province voisine qui m’avaient réellement fait vibrer étaient les pinots noirs de Norman Hardie à Prince Edward County. 

Animé par Bill Zacharkiw, chroniqueur à la Gazette, le masterclass fut aussi riche en information théorique qu’en discussions captivantes avec les producteurs sur place. Au passage, les intervenants en ont profité pour rappeler les caractéristiques principales de la région vinicole : une zone géographique au climat frais, tempérée par l’effet adoucissant des Grands Lacs et le convecteur naturel que constitue l’escarpement du Niagara ; une géologie complexe où des bandes de roches calcaires sont recouvertes de couches de gravier, de sable et d’argile ; des vignerons passionnés et soucieux de l’environnement encadrés par un système réglementé – la Vintners Quality Association (VQA) – qui s’inspire des modèles européens. 

De belles promesses sur papier, mais qu’en est-il dans le verre ?


Dégustation

Les mousseux sont… bons, c’est tout. 

Les rieslings, fidèles à eux-mêmes, procurent de belles émotions avec une énergie et une minéralité qui les placent au même niveau que bien des allemands et alsaciens à prix similaires. 

Les chardonnays poursuivent leur ascension avec des acidités vivifiantes, mais posées ainsi que des élevages en barriques où la parcimonie demeure le mot d’ordre. 

Les gamays, un peu décevants ; le fruit est occulté, la soif n’y est pas. 

Les pinots noirs semblent avoir trouvé un créneau tout ontarien ; bien que légèrement plus riches que leurs alter ego bourguignons, ils démontrent pureté et finesse. Et, contrairement à plusieurs expériences de dégustations passées, j’ai l’impression que désormais l’apport en bois sustente, plus qu’il n’aplanisse le vin. Des pinots élégants à la texture ample. 

Enfin, la révélation de la sélection: les cabernets francs. L’équilibre ! L’acidité, la structure tannique, l’alcool, le spectre aromatique… tous les vins dégustés ont, chacun à leur façon, une harmonie, une cohérence remarquable. Mes notes sont d’ailleurs parsemées de comparaisons aux crus de Bourgueil et Chinon, deux appellations non négligeables de la Loire où le cabernet est à l’honneur.


Pour tenter l’expérience des crus ontariens, voici 2 bouteilles qui appuient le propos tenu dans les lignes précédentes : un pinot et un cabernet franc.

D’abord, le pinot noir tradition 2012 de Queylus, un domaine bien connu au Québec puisqu’il est l’œuvre d’hommes d’affaires Québécois – l’incontournable Champlain Charest fait d’ailleurs partie d’un nouveau groupe d’actionnaires qui se sont joint à l’aventure en 2013.

Un vin relativement riche et un brin charmeur qui n’a cependant rien à voir avec les bombes de fruits que certaines maisons californiennes tentent de nous faire avaler. Un pinot harmonieux qui dévoile des arômes de cerise macérée, de canneberge et de muscade ainsi qu’une bouche à la fois juteuse et tendue. L’élevage en barrique contribue à la complexité du vin sans alourdir l’ensemble. 


Ensuite, la cuvée Dolomite de la maison Cave Spring. Sans aucun doute, l’un des plus beaux cabernets francs ontariens que j’aie dégustés depuis quelques années. Le nez profond mais subtil révèle d’abord des notes de fruits noirs, de fleurs fanées et d’herbes aromatiques (menthe, sariette, etc.) avant de nous transporter sur un registre plus minéral qui fait penser au charbon. 

L’équilibre en bouche est remarquable : l’alcool est maîtrisé, les tannins sont fins, la matière coule doucement pour nous laisser sur une pointe de thé noir mentholé en finale. Ce vin a quelque chose de sauvage qu’on se plaît à domestiquer.

Santé !

Frédéric Fortin

Liens

Fiche du Domaine Queylus Pinot Noir Tradition sur Hippovino.

Le Cabernet Franc Dolomite de Cave Spring est seulement en vente à la propriété. Un petit voyage en Ontario ?


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lundi 23 mars 2015

Arsenic et vieilles bouteilles

[Dernière mise à jour 29 mars 2016Le soi-disant scandale du vin de la semaine dernière concernait des vins embouteillés au Québec et vendus à la SAQ, dont le Journal de Québec prétendait qu’ils étaient de fort mauvaise qualité. Leur article présentait des résultats d’analyses de laboratoires, mais comme nous le mentionnions dans notre infolettre de mercredi dernier, ces analyses montraient que les vins en question respectaient les normes.

Celui de cette semaine nous vient des États-Unis. Une poursuite a été intentée contre 28 producteurs de vin pour avoir commercialisé des vins contenant jusqu’à 50 μg/litre d’arsenic alors que la norme pour l’eau potable est de seulement 10 μg/litre. Selon cette poursuite, une telle quantité serait dangereuse pour la santé, même si aucune norme n’existe pour l’arsenic dans le vin aux États-Unis.

La nouvelle a évidemment fait les gros titres, d’autant plus que plusieurs des marques de vin citées dans la poursuite sont très populaires au Québec, notamment le bien connu Ménage à Trois, qui est dans les plus gros vendeurs de la SAQ. Par contre, comme l’a justement fait remarquer la SAQ, la norme canadienne pour la quantité d’arsenic dans les aliments, incluant les vins, est de 100 μg/litre, ce qui signifie que ces vins peuvent être commercialisés au Canada en toute légalité.

La question est donc : est-ce que la norme canadienne de 100 μg/litre est ridiculement élevée et devrait-elle être abaissée à 10 μg/litre comme pour l’eau potable?

Je ne suis pas chimiste, je me suis donc dirigé vers ma source favorite et j’ai lu la fiche Wikipédia sur l’arsenic. Voici ce qu’on y apprend.

D’une part, si le nom arsenic est associé à un poison violent, il faut de fortes doses ou du moins des doses répétées pour s’empoisonner mortellement. Contrairement à cette image létale, l’arsenic est présent dans la nature et est même, à très petite dose, un oligo-élément nécessaire pour notre santé. Les besoins pour l’homme sont évalués entre 10 et 20 µg par jour et sont couverts par notre alimentation.

Par contre, il est vrai que certaines formes de composés d’arsenic sont nuisibles pour la santé à faible dose. Ils peuvent être cancérigènes ou agir comme un perturbateur endocrinien. Ce sont justement ces composés qui sont visés dans la poursuite citée plus haut.

Pour les quantités, la fiche Wikipédia mentionne les normes citées précédemment mais précise aussi la dose hebdomadaire tolérable (DHT) selon l'autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), soit 15 µg/kg de poids corporel. Pour une personne d’un poids de 50 kg (110 livres), cela représente donc 750 µg. Afin de dépasser cette dose, il faut donc boire 15 litres d’une boisson contenant 50 μg/litre d’arsenic par semaine. Si c’est de l’eau, c’est effectivement possible, d’où l’idée d’une norme à 10 μg/litre pour l’eau potable. Par contre, si vous picolez 15 litres de Ménage à Trois (ou tout autre vin d’ailleurs) par semaine, les gros problèmes de santé que vous aurez très rapidement ne seront pas reliés à l’arsenic…

Rappelons également que 93.6% des vins testés aux États-Unis en contenaient moins de 10 μg/litre.

Évidemment, il faudra attendre la suite de cette affaire pour découvrir si de nouvelles études scientifiques font évoluer la valeur tolérable, mais pour l’instant je vais continuer à boire du vin sans m’inquiéter. Par contre, il est toujours important de respecter les consignes reliées à la consommation d’alcool. La modération a bien meilleur goût !

[Mise à jour 24 mars 17hLe journal de Québec a interrogé un spécialiste de l’Institut national de santé publique du Québec qui en arrive à la même conclusion. C’est rassurant.


[Mise à jour 29 mars 201511h] L’Université de Californie à Davis a produit un document basé sur le même genre de calculs que ceux figurant dans ce billet et concluant que pour les taux d’arsenic cités plus haut, il faudrait consommer une quantité énorme de vin pour s’approcher des seuils de tolérance définis par l’EPA aux États-Unis.

[Mise à jour 29 mars 2016] Un tribunal californien a rejeté la plainte.

À votre santé !

Alain P.

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vendredi 20 mars 2015

Les seconds vins de Bordeaux, intéressants ou pas?

[Mise à jour 02-03-2017] La montée des prix et la difficulté à se procurer les précieuses bouteilles des grands châteaux bordelais ont engendré la création de ce qu’on appelle les seconds vins. En effet, le processus de sélection pour la création des grands crus est impitoyable. On écarte systématiquement les raisins des vignes les plus jeunes ainsi que tous ceux qui ne sont pas jugés parfaits pour la grande cuvée.

Évidemment, on ne peut économiquement se permettre de jeter à la poubelle tout ce qui a échoué à cette hyper-sélection. Autrefois, ces raisins étaient vendus au négoce et plusieurs domaines moins cotés les rachetaient pour rehausser leur production. De nos jours, les producteurs préfèrent utiliser eux-mêmes le meilleur de ce « rejet », qui est équivalent à la première qualité de bien des terroirs secondaires. C’est ainsi que sont produits les seconds vins, qui sont commercialisés à un prix très inférieur à la cuvée de grand prestige, mais avec un nom évoquant la filiation. Pour le Château Cantemerle, ce sont Les Allées de Cantemerle, pour le Château Potensac, c’est La Chapelle de Potensac et ainsi de suite.


Puisque ces seconds vins sont commercialisés à des prix abordables, les grandes questions sont : est-ce que ces vins valent la peine de s’y intéresser, sont-ils de bons rapports qualité-prix?

La réponse à la première est évidemment oui, si vous aimez les vins de Bordeaux ! Ils sont produits par la même équipe que les grands crus, avec le même savoir-faire et avec des raisins issus de grand terroir. Les ignorer serait stupide.

Par contre, il faut reconnaître que, comme pour absolument tous les types de vins, les qualités sont variables. La variable la plus importante, le millésime. Dans une grande année, le raisin de bonne qualité abonde et on ne produira pas plus du premier cru. Il reste donc plein de raisins exceptionnels pour produire un excellent second vin. Par contre, dans les années difficiles, la qualité de plusieurs seconds vins n’est pas au même niveau.

Ceci conduit à une recommandation que vous entendrez souvent : dans les bonnes années, on achète les seconds vins et dans les moins bonnes, on achète les premiers (qui sont alors un peu plus abordables).

Cependant, le millésime n’est pas suffisant, il existe des variations importantes d’un domaine à l’autre, certaines liées aux micros-climats locaux et d’autres aux façons de faire de chacun. Lire les critiques est donc encore la meilleure façon de s’informer avant d’acheter.

Le second vin du Château Citran est le Moulins de Citran, un Haut-Médoc fait de Cabernet-Sauvignon et de Merlot. Au moment d'écrire ce billet, la SAQ nous offre le 2005, un grand millésime et l’occasion de boire un vin de 10 ans d’âge sans avoir à le conserver plusieurs années en cave. C’est le moment idéal pour profiter de son fruité, avant que les arômes tertiaires ne prennent le dessus. Il est d’ailleurs intéressant de lire les différentes critiques pour mieux comprendre l’évolution d’un bordeaux rouge : David Pelletier l’a goûté il y a 2 ans et a noté des tanins un peu rêches; Marc André Gagnon et Jean Aubry l’ont dégusté en février 2015 et parlent de tanins fins et fondus. Comme en témoigne le lyrisme du critique du Devoir, c’est un excellent vin. Si vous aimez votre viande rouge, cuisson saignante, accompagnez-la d’un Moulins de Citran.

En mars 2017, c'est le millésime 2009, une très grande année dans le bordelais, qui arrive à la SAQ. et il est encore à moins de 30 $.

À votre santé !

Alain P.

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Fiche du Moulins de Citran 2009 sur Hippovino, avec liens vers le producteur, l’agence, la SAQ et les critiques. 3.5*, $$$ (29.55 $).


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vendredi 13 mars 2015

SAQ : vins de la Promotion Festivino 2015, notre sélection


Ce billet est relatif au Festivino 2015. Pour celui de 2016, cliquer ici : Rabais SAQ Festivino - nos vins préférés de la circulaire 2016.

Comme chaque année au mois de mars, la Société des Alcools du Québec nous propose des rabais sur de nombreux vins italiens, c’est la promotion Festivino !

Quels vins choisir parmi les 68 produits en rabais? Pour ce genre de promotion, la vision d’Hippovino est toujours de vous proposer des vins de qualité qui seraient de bons achats même sans rabais. Si vous choisissez de les acheter avant le 22 mars, vous pourrez économiser de 1 $ à 2 $ par bouteille et vous boirez du bon vin, c’est gagnant, n’est-ce pas?

Commençons par un blanc, le Masi Masianco, qui nous vient de la Vénétie. Je vous en avais déjà parlé, car j’apprécie beaucoup cette cuvée produite avec les cépages Pinot Grigio et Verduzzo. Les deux cépages sont récoltés à des périodes différentes et aussi vinifiés selon des procédés différents. Il en résulte un vin aux saveurs assez complexes, avec un côté frais et vif complété par un aspect plus fruité et aromatique. Il s’accorde avec tout ce qu’on achète à la poissonnerie mais il sera à son meilleur avec des sushis.

Si vous êtes du genre à vouloir hâter la venue du printemps, que diriez-vous d’ouvrir une bouteille de rosé? Le Lamura est une petite bombe de fruits en provenance de Sicile. Parfait pour l’apéro avec des légumes grillés.

Dans les rouges, on ne manque pas de choix. On peut commencer à l’apéro avec le Barbera d’Asti Le Orme de la maison Michele Chiarlo, qui pourra ensuite facilement accompagner le reste du repas. En effet, c’est un vin facile à boire et très polyvalent. Je le recommande d’ailleurs souvent pour amener à un restaurant « Apportez votre vin » pour cette raison.

Pour accompagner des charcuteries ou une pizza aux saveurs épicées, essayez le Surani Ares, un petit rouge tout simple de la maison Tommasi, en provenance des Pouilles.

Pour la cuisine italienne typique avec des sauces tomatées, par exemple tout ce qui est pâtes ou pizzas, voici deux bons choix. Tout d’abord, le Monte del Frà, unBardolino, une appellation peu distribuée au Québec. Un rouge de grande qualité vendu à prix d’aubaine, servez-le légèrement rafraîchi (30 minutes au frigo).  Pour les amateurs de vins du style nouveau monde, essayez le Raimonda, un Barbera d’Alba de la maison FontanafreddaTout en restant léger et frais pour s’harmoniser avec la sauce tomate, il est plus suave et chaleureux que le Bardolino, dont les tendances acides et épicées sont plus marquées.

Parlant de côté chaleureux, le Capitel del Nicalo est produit par la maison vénitienne Tedeschi selon la technique Appassimento. Une fois cueillis, les raisins mûrs sont passerillés, c’est-à-dire séchés sur des claies pendant quelques semaines, pour se concentrer en sucre et en saveurs. Cette même technique est utilisée pour produire l’Amarone, mais en laissant alors les raisins sécher plus longtemps, ce qui donnera des saveurs encore plus concentrées, mais un vin nettement plus cher car le rendement va chuter. Revenons à notre Capitel del Nicalo, notre Amarone du pauvre, qui est un vin à la fois soyeux, chaleureux et très riche en saveurs. Un bon compagnon pour les viandes rôties ou braisées, et gardez-en un peu pour un dessert au chocolat noir.

À votre santé !

Alain P.

Liens

Nos fiches sur le site Hippovino, contiennent des liens vers le site de la SAQ, celui du producteur, de l’agence et d’une ou plusieurs critiques :

Masi Masianco, critiques d’Yves Mailloux (Club DGV) et Philippe Lapeyrie
Lamura rosé, critique de  Ronald Georges (Blogue Millésime)
Barbera d’Asti Le Orme, critique de Jacques Benoit (La Presse)
Surani AresTommasi, critiques de Nick Hamilton (Blogue Conseillers du vin), Marc André Gagnon (Vin Québec) et Ronald Georges (Blogue Millésime)
Monte del Frà Bardolino, critiques de de Jean Aubry (Le Devoir) et Marc André Gagnon (Vin Québec)
Raimonda Fontanafredda, critiques d’Yves Mailloux (Club DGV) et Marc André Gagnon (Vin Québec)
Capitel del Nicalo Tedeschi, critiques de Jean Aubry (Le Devoir), David Pelletier (Le Sommelier Fou) et Karyne Duplessis-Piché (La Presse)

lundi 9 mars 2015

Cliquez, achetez, ramassez : les nouvelles commandes Web de la SAQ

[Dernière mise à jour 8 janvier 2016] Si vous nous suivez sur Twitter, vous avez certainement vu l’annonce la semaine dernière de ce nouveau service de commande en ligne de la Société des Alcools du Québec.

Capture d'écran SAQ.com

Fonctionnel depuis aujourd’hui lundi 9 mars 2015, ce service permet de placer des commandes sur le Web et de passer les chercher en magasin. Si votre commande est inférieure à 75 $, vous devrez payer des frais de 6 $ par commande alors qu’à partir de 75 $, c’est gratuit.

Vous avez le choix parmi 266 succursales (en date du 8 janvier 2016 - c'était 229 en mars 2015) pour prendre possession de votre commande, qui devrait être prête en 3 à 5 jours. Un courriel vous confirmera sa disponibilité.

Janvier 2016
Vous pouvez également choisir de vous faire livrer votre commande à domicile ou au bureau, mais vous devrez alors payer des frais de 12 $ par commande.

Au moment de l’annonce, la SAQ parlait de 5000 vins disponibles, mais en date d’aujourd’hui, la liste des vins achetables en ligne compte 3035 vins (2171 rouges, 810 blancs et 54 rosés) plus 237 champagnes et mousseuxEn mars 2015, c'était 2822 vins (2109 rouges, 674 blancs et 39 rosés) plus 142 champagnes et mousseux. Il ya donc de nets progrès, d'autant plus que le nombre de spiritueux est aussi en fort augmentation.

Il est assez facile de trouver des vins non-disponibles en ligne, même dans ceux des derniers magazines Cellier, par exemple le 7 Fuentes ou le Tempranillo Moraza. On imagine que le choix de vins disponibles va augmenter avec le temps, on suivra l'évolution et on vous tiendra au courant.

À votre santé !

Hippovino

Mars 2015
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vendredi 6 mars 2015

Abonnez-vous à l’infolettre, 1 carte cadeau de 100 $ à gagner !

C’est parti, le concours Hippovino printemps 2015 est lancé. Il suffit de vous abonner à l’infolettre Hippovino Hebdo pour avoir une chance de gagner une carte cadeau d’une valeur de 100 $. Si vous êtes déjà abonné, félicitations, vous êtes déjà admissible au tirage.

Justement, le premier numéro de notre infolettre est pour très bientôt. Pour vous mettre en appétit, voici son sommaire :
  • On commence !
  • Nouvelles vineuses
  • Blogueur vin de la semaine
  • Vin de la semaine
  • Notre sélection
  • Sur le blogue

Si vous vous intéressez au vin, que ce soit un peu ou beaucoup, vous y trouverez des informations intéressantes, cliquez ici pour vous abonner !

En plus, vous pourriez gagner 100 $ ! Le concours est ouvert à tous les abonnés de l’infolettre, à l’exception de nos collaborateurs et de leur famille. Les participants doivent avoir l’âge requis pour consommer de l’alcool dans leur pays / région de résidence et être abonnés à l’infolettre. Le concours se déroule jusqu’à la fin avril et le participant sélectionné lors du tirage devra confirmer qu’il accepte le règlement et répondre à une question d’arithmétique dans le délai requis. La carte cadeau sera valide dans des magasins différents selon la zone géographique du gagnant. Pour tous les détails, cliquer ici afin de voir le règlement complet du concoursL’abonnement est gratuit. Aucun achat n’est requis.

Rappel : pour vous abonner, écrivez votre adresse de courriel dans la boîte de dialogue, vous recevrez ensuite un courriel afin de valider votre adresse  et vous devez cliquer sur le lien dans ce message pour confirmer votre abonnement. Afin de recevoir l’infolettre et d’être admissible au tirage, il faut absolument avoir confirmé votre adresse.

Bonne chance et tchin-tchin !

Hippovino



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mercredi 4 mars 2015

Treilles, chenin et regrets

À fréquenter ce blogue, vous aurez sûrement compris que je suis du genre à beaucoup me renseigner sur les vins que j’achète. Par contre, il m’arrive aussi de me fier à mon flair, d’avoir envie de goûter un vin dont l’étiquette me fascine ou de me décider en entendant les conversations des autres acheteurs. Une autre de mes démarches habituelles découle de ma frustration lorsque je recherche un vin particulier et qu’il n’est pas disponible dans ma région. Dans ce cas, j’essaie de mémoriser le nom du vin ou du domaine pour pouvoir le reconnaître, si l’occasion d’en acheter une bouteille se présente dans le futur.

C’est ce qui est arrivé avec le vigneron Jo Pithon, à propos duquel j’avais lu plein de recommandations intéressantes, mais sans pouvoir me procurer les fameuses bouteilles. Comme je manque rarement de nouveautés à essayer, j’ai laissé de côté Monsieur Pithon pour quelque temps, jusqu’à ce jour de l’été dernier où je suis tombé par hasard sur une bouteille de sa cuvée Les Treilles 2007.

Aussitôt vue, aussitôt achetée, puis elle est ensuite restée quelques mois au fond du cellier. Le hasard me l’a fait redécouvrir la semaine dernière, un jour où j’avais justement envie de déguster du chenin blanc. La beauté de cette démarche non linéaire est que j’avais tout oublié de mes lectures et n’avait donc aucune attente particulière.

La surprise n’en fut que plus agréable. Cette cuvée les Treilles est absolument superbe : fraîcheur, saveurs florales et de fruits blancs, notes de miel typiques, bref un chenin très réussi qui donne envie de courir en acheter d’autres bouteilles. Là, double déception : d’une part, il n’en reste plus à la SAQ et d’autre part, 2007 était la dernière cuvée des Treilles, Jo Pithon ayant ensuite vendu ses vignes pour démarrer un commerce de négoce. Certes, il a gardé une vigne pour produire une autre cuvée, le Coteau des Treilles, mais celle-ci n’est pas plus disponible.

Certains d’entre vous se demandent peut-être pourquoi je vous parle aujourd’hui d’un vin impossible à acheter. Mon but est simplement d’illustrer comment le monde du vin est en perpétuel changement et parfois bien difficile à suivre. Notre but en créant le site Hippovino et ce blogue est justement de vous aider à vous y retrouver plus facilement et plus rapidement.

Ceci dit, je ne vais pas vous laisser tomber, ou plutôt vous quitter sans vous recommander de bonnes bouteilles actuellement disponibles. Si vous êtes amateur de bons chenins de Loire, essayez donc le Clos du Midi du Château de Brézé, qui est justement notre vin de la semaine sur le site Hippovino. C’est un bon Saumur à prix abordable, même s’il offre un peu moins de profondeur et de complexité que la cuvée disparue.

Si vous voulez découvrir la richesse aromatique du chenin, essayez le Vouvray Sec de Vincent Carême, un peu plus cher mais un vin à vous allumer les yeux, selon Jean Aubry ! Espérons que Vincent gardera ses vignes encore quelques années !

À votre santé !

Alain P.

Liens

Le site Pithon-Paillé, la nouvelle maison de négoce de Jo Pithon

La fiche du Clos du Midi du Château de Brézé sur le site Hippovino, avec les liens vers les critiques de Jacques Benoit, Véronique Rivest et David Pelletier.

La fiche du Vouvray Sec de Vincent Carême sur le site Hippovino, avec les liens vers les critiques de Claude Langlois, Jean Aubry et Ronald Georges.