mardi 31 mai 2016

Aujourd’hui, inauguration de la Cité du vin à Bordeaux

Non, nous n’avons pas la chance d’y être, mais nous vous invitons néanmoins à faire comme nous, admirer à distance ce nouveau phare de l’œnotourisme français. L’ouverture au public est prévue pour demain mercredi 1er juin, mais les journalistes et hommes politiques y ont rendez-vous maintenant.

Photo tirée du site Web de la Cité du vin
Pour suivre cet événement, vous pouvez utiliser le mot-clic #LaCiteduVin1st sur Twitter. Le compte du magazine @TerredeVins contient plusieurs citations clefs des discours du Président de la République Française, François Hollande, et du Maire de Bordeaux, Alain Juppé. Ces deux adversaires politiques sont réunis pour l’occasion, mais comme le souligne l’éditorial du magazine, c’est au Maire de Bordeaux que revient le mérite de ce joyau de l’œnotourisme.

Et si la région bordelaise a une réputation inégalée sur la planète pour ses vins, elle était réellement faiblarde au niveau touristique. La Cité du vin va changer cela et il est remarquable qu’elle se veuille une ambassadrice de la cause du vin dans son entier, plutôt que seulement de sa région. Le fait que 25% du budget provienne de 90 mécènes du monde du vin est un autre élément qui mérite d’être souligné.

Pour de belles images, je vous recommande le fil Twitter de la blogueuse @La_WINE_ista, qui a publié plusieurs magnifiques photos, dont celle-ci :


Évidemment, cet événement se déroule en France, il ne faut donc pas s’étonner de voir des manifestants venir essayer de gâcher la fête, ou des râleurs publier des commentaires acerbes. Ensuite, ils critiqueront l’impuissance de leurs dirigeants à améliorer le développement des investissements et des emplois auxquels ils s’efforcent de nuire…

Levons notre verre à la Cité du vin et à tous ceux qui ont permis sa réalisation ! Et si vous avez l'occasion de passer à Bordeaux, vous savez où commencer votre visite. D’ici là, visitez son site Web.

À la bonne vôtre !

Alain P.



vendredi 27 mai 2016

Des vins blancs généreux pour les Banques Alimentaires du Québec

[Mise à jour 30-05-2016] Selon ce tweet de la SAQ, cette campagne a permis de récolter 705 456 $ qui seront versés aux Banques Alimentaires du Québec. Bravo !

Aujourd’hui vendredi 27 mai 2016 et jusqu’à dimanche, c’est la campagne des Vins généreux à la SAQ et pour chaque bouteille de vin blanc vendue, un don de 1 $ sera versé aux Banques Alimentaires du Québec. Ce dollar signifie 3 repas pour les plus démunis de la société. C’est une bonne cause et une excellente raison pour faire le plein de vins blancs !


Voici donc une sélection de belles cuvées de blanc en mode tour du monde et tour de France.

Commençons notre tour du monde par le Chili avec l’Aconcagua Costa Chardonnay de la maison Errazuriz. Un très bon blanc loin des clichés sur les chardonnays du Nouveau Monde trop beurrés et trop boisés. Produit dans un climat rafraîchi par l’Océan Pacifique, c’est un très beau vin blanc, à la bouche enveloppante et aux saveurs riches, avec un boisé discret et une belle note minérale. Il s’est montré un excellent compagnon pour un saumon au four.

Passons maintenant en Europe et plus précisément en Grèce avec un blanc du Domaine Tselepos produit avec le cépage Moschofilero. Cultivé dans l’appellation Mantinia, dans le Pélopponèse, c’est un raisin qui donne un vin pâle mais avec un léger reflet rosé. En bouche, c’est un beau contraste entre d’un côté la fraîcheur et la minéralité, et de l’autre une texture soyeuse, des saveurs de raisin et même de pépins. Surprenant pour son prix et très bon pour l’apéro ou pour accompagner les crevettes grillées.


L’arrivée en France se fait à Bordeaux, plus précisément dans l’appellation Blaye Côtes-de-Bordeaux. Le Château des Matards est un classique de la SAQ, disponible ici depuis longtemps et dans de nombreux magasins. C’est un assemblage de sauvignon blanc et de muscadelle. Le 2014 est un millésime très réussi, avec un caractère vif tempéré par un fruité sur les agrumes avec une note de fruits exotiques. On le boit avec des fruits de mer ou un bar grillé.

Aujourd’hui, c’est aussi #LanguedocDay sur Twitter, alors rendez-vous dans le Languedoc pour déguster le Blanc des Vignes de Nicole du Domaine Paul Mas. Cet assemblage de 4 cépages, chardonnay, sauvignon blanc, viognier et picpoul, est frais mais offre aussi un beau fruité riche en saveurs et en parfums. Un autre excellent rapport qualité-prix de ce domaine et un bon compagnon pour un saumon grillé avec des asperges du Québec (oui, elles viennent d’arriver à l’épicerie, profitez-en) !

Je m’en voudrais de publier un tour de France de blanc sans passer pour la Bourgogne, alors je vais rappeler une fois encore la très bonne cuvée Émotion du domaine Vincent Girardin. Ce domaine a été vendu en 2012 mais l’équipe technique est restée en place et continue à produire d’excellents vins. C’est le millésime 2013 qui est en succursales en ce moment, un Bourgogne blanc élégant réalisé avec une grande précision. Superbe sur des pétoncles poêlés.

Si vous n’aimez pas le vin blanc, achetez du rosé ou du rouge et faites un don en passant à la caisse, bref n’oubliez-pas de donner !

À la bonne vôtre !

Alain P.

Nos fiches sur HippoVino avec les liens vers les critiques, le site du producteur, la fiche technique, l’agence et la SAQ :

Fiche du Tselepos Mantinia Moschofilero (Hipponote 3 * $$ SAQ : 19.20 $)
Fiche du Château des Matards Blanc (Hipponote 2.5* $$ SAQ : 16.00 $)
Fiche du Paul Mas Vignes de Nicole Blanc  (Hipponote 2.5* $$ SAQ : 15.95 $)
Fiche du DomaineVincent Girardin Bourgogne blanc Émotion (Hipponote 3.5 * $$$ SAQ : 27.15 $)


mardi 24 mai 2016

Du vin synthétique, rêve de chimiste, cauchemar de vigneron !

J’ai découvert il y a quelques jours cet article du magazine New Scientist grâce au fil de Twitter de Sébastien Muniz : Synthetic wine made without grapes claims to mimic fine vintages. Il décrit les tentatives d’une entreprise californienne, Ava Winery, pour produire des vins de façon purement chimique en mélangeant de l’eau, de l’alcool et des composés aromatiques. Ava Winery déclare pouvoir transformer de l’eau en vin en 15 minutes et s’attaque à la reproduction des plus grands crus de la planète vin. Coup de génie ou charlatanisme éhonté?

Le premier défi de nos apprentis sorciers est qu’un vin contient plusieurs centaines de molécules chimiques différentes. Oui, il y a surtout de l’eau et de l’alcool éthylique, mais aussi des sucres résiduels, des acides, d’autres alcools tels que le glycérol, des composés colorants (anthocyanes et flavones) et aromatiques (esters, aldéhydes, cétones…), des tanins ainsi que des minéraux, des oligo-éléments et des vitamines. Les chimistes d’Ava Winery pensent pouvoir aisément contourner ce problème car toutes ces molécules n’ont pas un impact perceptible sur les saveurs, mais la difficulté est bien sûr d’identifier lesquelles.

Un second défi encore plus important est que la composition du vin n’est pas statique, elle évolue constamment alors que des réactions chimiques se produisent dans la bouteille. Tant que la bouteille est fermée, cette évolution est très lente mais elle accélère considérablement au contact de l’oxygène de l’air lorsqu’elle est débouchée. On pourrait penser qu’il suffit de reproduire la perception à un instant donné, mais si la composition chimique est différente, l’expérience de dégustation sera différente dans les minutes qui suivent. Ce qui était agréable peut le devenir beaucoup moins si, par exemple, la proportion d’acide acétique augmente au-delà d’un certain seuil. Pour réussir à contrôler ces aspects, il faudra donc reproduire non seulement les composés chimiques responsables des saveurs perçues, mais aussi tous ceux qui en influencent l’évolution.

Le troisième défi que sous-estime manifestement Ava Winery est que de nombreuses molécules aromatiques artificielles se comportent différemment de leurs équivalents naturels. La nature les produit de façon progressive et les diluant au fur et à mesure pour donner un goût parfois très subtil. La version de synthèse se dilue moins bien et crée les brutales saveurs artificielles qu’on trouve dans certains médicaments. Le vin synthétique risque donc fort de ressembler à du Quench dans lequel on a versé de la vodka plutôt qu’à un grand cru. La dégustation figurant dans l’article cité au début montre d’ailleurs très bien qu’Ava Winery a beaucoup de progrès à faire.

En même temps, on doit reconnaître que les connaissances scientifiques progressent toujours et parfois très vite. Cependant, vu les défis à relever, j’estime qu’ils seront peut-être capables de copier un vin d’épicerie d’ici quelque temps, mais que pour les meilleurs vins, la plantation de vignes est encore la méthode à privilégier. L’AOSC (appellation d’origine synthétique contrôlée) n’est sans doute pas pour demain !

À la bonne vôtre !

Alain P.



vendredi 20 mai 2016

Vins de Provence : rouge, blanc, rosé et arômes de Méditerranée

Ah, la Provence, le soleil, la mer Méditerranée, les paysages à couper le souffle et surtout le parfum des vacances. Oui, je sais, il y a des gens qui vivent et travaillent en Provence, par exemple des vignerons, et ceux-ci travaillent dur, croyez-moi. Mais pour les québécois ou pour les parisiens, le nom Provence évoque immanquablement le farniente et la joie de vivre. Deux choses qui s’accordent très bien avec le bon vin !


Justement, la Provence est un superbe terroir viticole. La principale appellation est Côtes-de-Provence avec 27 000 hectares de vignes en production, suivie des Coteaux d’Aix-en-Provence avec 4 000 ha. On trouve aussi 7 autres Appellations d’Origine Contrôlée (AOC). La plus connue est Bandol et la plus petite de toute la France est Palette, avec seulement 45 hectares de vignes et 5 producteurs. Il existe aussi une vaste IGP Provence. Dans toutes ces appellations on produit les trois couleurs de vin, rouge, blanc et rosé. Le plus grand volume de production est incontestablement le rosé (88 % du total), qui connaît actuellement beaucoup de succès, en France et à l’exportation. Par contre, si la SAQ importe actuellement 79 vins de Provence (environ 1 % de son offre de vins), seulement 21 sont des rosés, contre 47 rouges et 11 blancs (en date du 19-05-2016).

Site SAQ - 20-05-16
Personnellement, j’aime beaucoup les vins de Provence et ils représentent plus de 1 % de ma propre consommation. J’aime leur diversité, leur côté gorgé de soleil et en même temps leur retenue et leur élégance liées à l’influence rafraîchissante du Mistral et de la Méditerranée. En voici trois, un de chaque couleur, qui sont sur ma table chaque année.

Le millésime 2015 de la cuvée Les Béatines est un très bon rosé sec des Coteaux d'Aix-en-Provence. Beaucoup de raffinement dans ce vin rosé qui paraît frais et léger au premier abord, mais développe de belles saveurs florales et fruitées en bouche et nous laisse sur une finale minérale qui donne envie de se verser un autre verre. On peut bien sûr le boire à l’apéro mais il garde aussi sa place à table avec une grande variété de plats. Oui, il coûte juste au-dessus de 20 $, mais c’est le prix à payer pour un tel niveau de qualité.

Le blanc du Château la Tour de L'Evêque est produit par Régine Sumeire, dans ce très beau domaine qui nous offre également le rosé bien connu Pétale de Rose (que je vous recommande aussi en passant, toujours très bon). Le Blanc de Blancs est produit avec deux cépages blancs (comme le nom l’indique), le rolle et le sémillon. Le rolle est un cépage d’origine turque qu’on retrouve aussi en Corse sous le nom de vermentino. Cela donne un vin superbe, très élégant mais riche en bouche et avec une belle texture enveloppante. Beaucoup de complexité pour un vin de ce prix, avec des notes de miel, de fleurs, de fruits blancs, une belle minéralité et un petit côté fumé. Avec un plat de saumon grillé ou au four, c’est génial !


Dans les rouges, j’aurais aimé vous recommander les Terres Blanches, un vin des Baux deProvence, mais il n’en reste déjà presque plus à la SAQ. J’attendrai donc au prochain arrivage et je vais vous parler du Château La Lieue 2014, un beau petit rouge bio produit par la famille Vial à Brignoles, dans le département du Var. Cinq cépages sont utilisés, grenache noir, syrah, cabernet sauvignon, carignan et mourvèdre et l’élevage se fait sur lies en cuve béton. Vendu à moins de 15 $, c’est un rouge un peu rustique mais il a de la matière, un beau fruité et le côté chaleureux de la Provence. Selon moi, le millésime 2014 est encore meilleur que le précédent. Un verre de plus et vous entendrez sans doute le chant des cigales. Autour du barbecue, avec les amis et une assiette de saucisses grillées, c’est le bonheur.

À la bonne vôtre !

Alain P.


Fiche du rosé Les Béatines Coteaux d'Aix-en-Provence sur HippoVino avec liens vers critiques, producteur, fiche technique, agence et SAQ.

Fiche du rosé Pétales de Rose sur HippoVino avec liens vers critiques, producteur, fiche technique, agence et SAQ.

Fiche du Château la Tour de L'Evêque Blanc de Blancs sur HippoVino avec liens vers critiques, producteur, fiche technique, agence et SAQ.

Fiche du Domaine des Terres Blanches Les Baux de Provence sur HippoVino avec liens vers critiques, producteur, fiche technique, agence et SAQ.


lundi 16 mai 2016

Les vins les plus vendus au Québec, ce qu’ils nous disent

Chaque année la SAQ publie la liste des vins les plus vendus durant l’année précédente. Cette liste contient plus ou moins d’informations selon les années, mais il est toujours intéressant d’observer les habitudes des consommateurs de vin de notre belle province.

Dans les fait marquants de 2015, on note évidemment la forte baisse du Ménage à Trois, un des meilleurs vendeurs depuis plusieurs années. La controverse de l’arsenic, dont nous avions parlé dans le billet « Arsenic et vieilles bouteilles », est certainement la principale responsable de cette chute. Avoir sa marque associée à un poison violent est une anti-publicité percutante.

Depuis plusieurs années, on remarque une forte présence de vins vendus en épicerie/dépanneur dans la liste. Il faut dire que près de 25% des ventes de vin se font en épicerie au Québec (voir cet autre billet sur les ventes de vin en vrac). Comme le nombre de vins offert en épicerie est nettement inférieur au choix offert en succursale SAQ, les ventes de ces cuvées représentent naturellement de grands volumes. Mais pourquoi les gens achètent-ils leur vin en épicerie?

En demandant à quelques personnes autour de moi, j’ai obtenu les réponses suivantes :
  • C’est plus simple d’acheter le vin en même temps que la nourriture, pas besoin de courir à la SAQ.
  • C’est plus rapide de choisir, il y a moins de vins qu’à la SAQ.
  • Ce ne sont pas de très bons vins, mais il y en a quelques-uns de corrects et on va à la SAQ quand on veut acheter de meilleures bouteilles.
  • J’achète un vinier à l’épicerie pour boire durant la semaine et je vais à la SAQ pour les vins du week-end.

En conclusion, c’est dont le côté pratique qui est la raison principale et pour la qualité, comme disent les anglais, c’est la norme du « good enough » qui s’applique.


Personnellement, ce qui m’étonne un peu, c’est la montée spectaculaire du Red Revolution alors que la marque Wallaroo Trail a dépensé énormément en publicité, pour finalement reculer en deuxième place.

Plusieurs spécialistes ont noté que les taux de sucre dans presque tous ces gros vendeurs dépassent les 4 grammes par litre, norme habituelle de définition des vins secs. Cependant, le seul vin très sucré de cette liste est le White Zinfandel de Gallo, qui en contient 39 grammes. Pour la grande majorité des consommateurs, les cuvées contenant de 6 à 12 grammes de sucre ne sont pas perçues comme sucrées, mais comme moins acides. Les vins très sucrés, comme les portos par exemple, sont d’ailleurs en baisse générale de popularité. Mais on remarque une hausse de la consommation de vin bu seul (plutôt que consommé en même temps qu’un repas), qui explique peut-être une partie de l’intérêt pour des cuvées à l’acidité camouflée. Rappelons en effet que tous les vins sont acides (voir ce billet : L’acidité dans le vin, l’importance de l’équilibre).

Le seul vin de cette liste qui a reçu de nombreuses bonnes critiques, dont les nôtres, est le Chenin Blanc Robertson Winery qui démontre qu’un cépage peu connu (le chenin), produit dans un pays peu renommé (l’Afrique du Sud), peut néanmoins se vendre très bien. Il faut dire qu’il est bon et vraiment pas cher, deux qualités rarement associées dans le monde du vin !

Par contre, nombre de ces vins font l’objet d’intenses campagnes de promotion, en magasin et dans les circulaires. Le marketing a donc plus d’impact sur les ventes que les critiques, restons humbles.

Pour finir, on remarque le retour dans le top 10 du fameux Brouilly de Georges Duboeuf, un rouge léger, fruité et très polyvalent (avec seulement 2 g/L de sucre). Si vous ne le saviez pas, la bouteille en forme de quille est un embouteillage spécial pour le Québec. Ailleurs dans le monde, ce sont des bouteilles classiques.

À la bonne vôtre !

Alain P.

La fiche du Chenin Blanc Robertson Winery sur HippoVino (Hipponote 2.5* $ Prix SAQ : 10.20 $) avec liens vers critiques, producteur, agence et SAQ.

Notre billet de l’an dernier : Les vins les plus vendus à la SAQ en 2014



jeudi 12 mai 2016

Trois bons vins rouges italiens à découvrir

C’est sans doute l’arrivée du beau temps qui me fait penser à l’Italie. Inévitablement je ne m’imagine pas la péninsule autrement que sous un ciel bleu magnifique comme celui dont nous profitons aujourd’hui.

L’Italie est aussi synonyme de bonne cuisine, de joie de vivre et de bons vins. Je ne reviendrai pas sur la controverse récente de quel pays fait les meilleurs vins mais je dois avouer que de nos jours on peut trouver de nombreuses cuvées italiennes qui donnent beaucoup de plaisir. Plusieurs vignerons italiens ont modernisé leurs façons de faire et créent des vins au côté charmeur indéniable, parfois avec des cépages traditionnels ou encore en utilisant des cépages internationaux. Voici trois beaux exemples de rouges au style moderne et qui amènent inévitablement un sourire dans le visage de leurs dégustateurs.

J’ai beaucoup aimé le Cancelli Badia a Coltibuono, un rouge de Toscane fait 90% de sangiovese assemblé avec  les cépages canaiollo, cillegiolo et colorino. Équilibre et rapport qualité-prix remarquables pour ce vin rouge très polyvalent qui se boit à l’apéro, avec les pastas, les grillades de bœuf ou d’agneau et les fromages. Bravo !

Le Rosso del Camul est un vin rouge très original qui nous vient de la Vénétie et qui assemble deux cépages qu’on trouve rarement associés : le cabernet-sauvignon et le pinot noir. Ils sont présents à 50% chacun et le vin est longuement élevée en fût de chêne puis en bouteilles. Beaucoup de plaisir à boire cette cuvée ! C’est assez costaud, avec un beau fruité, des tanins bien domestiqués. Boire à table avec des viandes grillées ou braisées un peu relevées.

Un autre rouge en provenance de Toscane, le Insoglio Del Cinghiale vient de la Tenuta Campo di Sasso qui appartient à Lodovico Antinori. Il a recruté le célèbre œnologue bordelais Michel Rolland pour produire une cuvée qui allie la syrah aux cépages bordelais. J’ai bu le millésime 2013 et, comme le vin précédent, le très bon résultat amène inévitablement à se questionner sur les limites des systèmes d’appellation français, qui bloquent les mélanges de genre comme celui-ci. Cinghiale veut dire sanglier en italien, mais il n’y a rien de sauvage dans cette bouteille.
 Un rouge charmeur avec une bonne structure et qui combine fruit et saveurs épicées, il sera superbe avec toutes les viandes rouges qui sortent de votre barbecue. Aérer avant le service.

À la bonne vôtre !

Alain P.

Cliquer sur les noms des vins pour accéder à leurs fiches détaillées avec les liens vers les critiques, le producteur, l’agence et le site de la SAQ.



lundi 9 mai 2016

Trucs pour mieux utiliser le site HippoVino, recherche et hashtags

[Mise à jour 25 juin 2016] Vous êtes toujours plus nombreux à utiliser le site HippoVino pour trouver des informations sur les vins et nous vous en remercions très sincèrement. Voici quelques trucs et astuces pour faciliter votre navigation et vous faire gagner du temps.


En haut à droite de l’écran figure la fonction recherche (si vous utilisez un appareil mobile, vous pourrez devoir cliquer sur la barre triple en haut à droite pour y avoir accès en même temps que le menu). Celle-ci vous permet de chercher à travers l’ensemble du site : fiches de vin, infolettres et toutes les autres pages. Si vous commencez à taper un nom de vin, vous verrez apparaître des suggestions de pages correspondantes. Les suggestions qui ne semblent pas contenir le mot recherché sont des pages qui le contiennent ailleurs que dans le titre.

Vous pouvez également utiliser les hashtags suivants comme outils de recherche (avec ou sans le dièse) :

#RabaisSAQ pour les vins actuellement en rabais à la SAQ qui ont une fiche HippoVino

#ImportationPrivée pour les vins d’importation privée

#SAQDépôt pour les vins disponibles dans plusieurs SAQ Dépôt

#TLMEP pour trouver les vins présentés durant la dernière saison de l’émission Tout le Monde en Parle.

#incontournableCellier pour trouver tous les vins classés « incontournables » par la SAQ dans leur section Cellier.


Pour une recherche, le popup de suggestions contient un maximum de 10 résultats, pour la liste complète des résultats il faut cliquer sur la loupe afin d’exécuter la recherche.

Notez que les données des rabais SAQ sont mises à jour à chaque mois mais ne sont pas toujours complètes. Les données de disponibilité en SAQ Dépôt sont mises à jour 4 à 6 fois par an mais peuvent indiquer un vin figurant seulement dans quelques magasins sur les 10. Il est donc toujours important de vérifier la disponibilité et les prix à partir du site SAQ avant de planifier vos achats, utilisez les liens de l’onglet disponibilité pour y accéder plus rapidement.

Ce billet sera mis à jour régulièrement pour refléter notre usage des hashtags. N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous souhaitez que nous en ajoutions de nouveaux.

Bonne navigation et à la bonne vôtre !

L’équipe HippoVino


Nos billets précédents sur le fonctionnement d’HippoVino :





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jeudi 5 mai 2016

Pour la Fête des Mères, Champagne !

Au Québec, ce sera la Fête des Mères dimanche prochain (oui, pour nos lecteurs français il y a un très long décalage horaire puisque chez eux ce sera le 29 mai seulement) et pour cette grande occasion, nous vous proposons de ne pas lésiner et de déboucher le roi des vins effervescents. Sommelier, amenez le Champagne et du bon, Maman a du goût !

Mais avant de passer au choix de cuvées, commençons par quelques éléments intéressants sur ces fameuses bulles.

Si vous lisez un peu sur le vin, vous aurez certainement remarqué que trois cépages dominent largement la région champenoise, le pinot noir, le chardonnay et le pinot meunier. Il y a cependant quatre autres cépages autorisés dans l’appellation AOC Champagne : le pinot blanc, l’arbane, le petit meslier et le pinot gris, qui s’appelle là-bas fromenteau. Ils sont très rarement utilisés, mais cela pourrait changer car le réchauffement climatique favorise le mûrissement des cépages tardifs et la tendance est à la recherche de saveurs nouvelles.

Le système champenois est particulier car le vignoble est très fragmenté, mais la commercialisation très concentrée. Il y a 15 000 exploitants de vignes qui produisent 90 % du raisin et 370 maisons qui récoltent les 10 % restants. Par contre, la grande majorité des vignerons revendent leur production à ces grandes maisons ou à des coopératives. Au final, 66 % des champagnes sont commercialisés par les grands négociants, 25.5 % par les vignerons eux-mêmes et 8.5% par les coopératives. Notez que grâce à leur regroupement en syndicat, les vignerons profitent néanmoins du prestige et des prix de vente élevés du produit final, puisqu’ils revendent leur raisin nettement plus cher que dans les autres régions, comme nous l’avions déjà expliqué ici.

Bon, revenons à l’essentiel, quelles bouteilles déboucher pour Maman? Cliquez sur les noms pour accéder aux fiches détaillées avec les liens vers les critiques et la SAQ.

Dans les cuvées plus abordables, vous pouvez choisir le Nicolas Feuillatte Brut Réserve, le Drappier Carte d’Or ou le Chanoine Frères Grande Réserve. Les trois se boivent bien à l’apéro et le Nicolas Feuillatte est le plus élégant, il est parfait pour accompagner poissons et fruits de mer. Le Carte d’Or est le plus énergique et conviendra à un brunch proposant des plats variés dont des viandes pas trop relevées. Le Chanoine est le plus rond et à son meilleur avec une quiche aux champignons.

Dans les champagnes à prix courant, je vous en propose également trois. L’Ayala Brut Majeur était mon coup de cœur du début de l’année, un très beau champagne à la fois élégant et riche en saveurs. Le Pol Roger Brut Réserve est un classique indémodable et aussi d’une polyvalence remarquable, il plaît autant au grand public qu’aux sommeliers exigeants. Le Bollinger Spécial Cuvée est tout simplement parfait pour les mamans qui rêvent encore de l’époque où James Bond était interprété par Sean Connery, classe et raffinement le définissent fort bien.


Vous êtes prêt à casser votre tirelire cette année? Songez à la cuvée Palmes d’Or Brut de Nicolas Feuillatte, un superbe Champagne dont nous avions parlé la semaine dernière. Il est encore disponible en ligne et dans une quarantaine de succursales. Pour impressionner les invités à coup sûr, vous pouvez également déboucher un Dom Pérignon Brut. Oui, c’est extrêmement cher mais, si on paie en partie pour le prestige du nom, on déguste néanmoins un grand Champagne, raffiné, élégant, tout en délicatesse mais avec une belle richesse de saveurs. Celles-ci sont toutefois dans un registre discret, on n’est pas dans le style « vineux » ici. Certains recommandent de le garder plusieurs années en cave, mais j’ai tendance à suggérer le contraire car il est commercialisé prêt à boire et ce serait dommage de risquer la ruine d’une bouteille de ce prix.

Bonne Fête des Mères et à la bonne vôtre !

Alain P.

P.S. Si vous cherchez des vins rouges pour la Fête des Mères, utilisez les suggestions d’HippoVino Hebdo de cette semaine et pour les blancs, pensez à un Chardonnay comme ceux recommandés ici.



mardi 3 mai 2016

Rabais SAQ de Mai 2016, notre sélection dans la circulaire Passez en mode terrasse

Ce mois-ci la circulaire des rabais SAQ a pour titre « Passez en mode terrasse » pour célébrer ce qu’on espère être l’arrivée de journées un peu plus chaudes. Mais malgré ce titre, elle contient peu de vins rosés intéressants. Ne nous plaignons pas cependant, car les choix de vins blancs et rouges sont nettement plus intéressants que dans les rabais des derniers mois.

Rappelons que ce genre de rabais est réservé aux cuvées disponibles en grand volume et donc disponibles dans de nombreux magasins. Les cuvées rares de petits producteurs sont dans la section SAQ Cellier et se vendent rarement en rabais. Donc, voici comment boire bien tout en économisant d’ici au 15 mai prochain. Cliquez sur le nom du vin pour accéder à sa fiche détaillée.

Dans les blancs à petit prix, le 3 Grappes Blanches de la Chevalière Laroche est un de nos classiques, un beau petit vin d’apéro à seulement 12.40 $.

Le Cazal-Viel Viognier est un très bon blanc du Languedoc pour découvrir ce cépage, dont on devrait d’ailleurs vous reparler bientôt. N’hésitez pas à dépenser 18.45 $ pour l’essayer !

Deux bons blancs à plus de 20 $ sont aussi offerts. Si vous aimez le sauvignon, tournez-vous vers le Château de Sancerre dont on vous avait parlé ici et si vous préférez le chardonnay, ne manquez pas le Chablis Champs Royaux du Domaine William Fèvre.

Plusieurs rouges sont disponibles à des prix variés pour accompagner vos viandes grillées sur le barbecue. Dans nos grands classiques à petit prix, l’Altano, un bon portugais du Douro, est à seulement 12 $ et notre chouchou en provenance de Cahors, le Chatons du Cèdre ne vous coûtera que 13.60 $ ! Les deux sont dans notre Top 10 des meilleurs vins rouges à moins de 15 $.

Avec le rabais, le Michele Chiarlo le Orme, un Barbera d'Asti, est lui aussi sous cette barrière psychologique puisqu’il se détaille à  14.70 $, et c’est un rouge à la fois bon et extrêmement polyvalent.

En augmentant un peu votre budget, vous avez plusieurs choix pour agrémenter les grillades : un Côtes-du-Rhône, le Réserve Perrin, un espagnol original, le Pago de Cirsus, un Bordeaux, le Château Picoron ou un Chianti, le Riserva Ducale de la maison Ruffino.

Si vous êtes un fan du style un peu capiteux des vins de Valpolicella de type Ripasso, ces rouges enrichis par un passage sur les marcs d’Amarone, le Folonari Ripasso est fait pour vous.

Pour finir, on trouve également deux cidres de la maison la Face Cachée de la Pomme, leur cidre de glace le plus connu, Neige Première et la cuvée Bulles de Neige, un pétillant avec un peu de cidre de glace, très bon pour seulement 14.75 $.

À la bonne vôtre !

Alain P.

Vous pouvez trouver tous les vins qui sont sur HippoVino.com et qui sont en rabais à la SAQ en tapant #RabaisSAQ dans le champ de recherche du site ou en cliquant sur le hashtag #RabaisSAQ ici ou dans la description d’un vin en rabais.

Nous faisons un maximum d’effort pour valider les prix régulièrement, mais nous ne pouvons les présenter qu’à titre indicatif, vérifiez les toujours sur le site de la SAQ pour connaître la valeur officielle.

P.S. Notez aussi que plusieurs de ces vins sont disponibles dans les SAQ Dépôt, qui n’offrent pas ces rabais mais vous permettent d’économiser 15 % si vous achetez 12 bouteilles, ce qui est une offre plus avantageuse en général, et qui ne se termine pas le 15 mai.

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