vendredi 28 octobre 2016

Fête des vins du Québec 2016

Du 28 au 30 octobre 2016, c’est la Fête des vins du Québec au Complexe Desjardins à Montréal. Ne manquez pas cette occasion pour aller déguster plusieurs bonnes cuvées produites dans les vignobles d’ici. Nos vignerons travaillent dans des conditions très difficiles et ils méritent d’être encouragés. Les conditions de notre climat ne permettent pas de produire n’importe quel type de vin, mais rappelons que les vins blancs, les vins de glace et de vendange tardive, tous les cidres et plusieurs alcools ou boissons fortifiées sont compétitifs avec ce qui se fait ailleurs sur la planète. Pour les autres, les écarts sont plus marqués selon les vignobles et les millésimes, alors un événement comme la Fête des vins du Québec est idéal pour vous permettre de goûter avant d’acheter.



Pour les renseignements pratiques ou la liste complète des exposants, visitez le site Web de la Fête des vins du Québec.

Pour préparer, votre visite, utilisez le site Web HippoVino qui contient les fiches de vins pour 14 des vignobles qui seront présents. Pour vous faciliter la vie, voici la liste de ceux-ci avec les liens vers leurs vins, classés par catégorie

Domaine Clos St-Bernard (vins blancs – vins rouges)
Domaine des Côtes d’Ardoise (vins blancs – vins rouges – cidres)
Domaine de Lavoie (vins rouges – cidres)
Domaine du Ridge (vins blancs – vins rouges – vins rosés)
Vignoble Coteau Rougemont (vins blancs – vins rouges – vins rosés – cidres – autres)
Vignoble du Domaine St-Jacques  (vins blancs – vins rouges – vins rosés)
Vignoble du Marathonien (vins blancs – vins rouges – vins rosés)
Vignoble Gagliano (vins blancs – vins rouges – vins rosés – vins mousseux)
Vignoble le Cep d’Argent (vins blancs – vins rouges – vins mousseux – autres)
Vignoble le Chat Botté (vins blancs – vins rouges – vins rosés)
Vignoble l’Orpailleur (vins blancs – vins rouges – vins rosés – vins mousseux)
Vignoble la Grenouille (vins blancs – vins rouges – vins rosés)
Vignoble Rivière du Chêne (vins blancs – vins rouges – vins rosés – vins mousseux)
Union Libre (cidres – autres)

Pour une autre liste de références intéressantes, voici les vins médaillés au concours Les Grands vins du Québec de 2015.

Si vous ne pouvez pas être présents au Complexe Desjardins, fêtez chez vous en achetant un vin du Québec à la SAQ. Pour trouver facilement ceux qui ont des fiches HippoVino voici quelques liens qui vous y amèneront directement pour chacune des catégories :

Autres boissons alcoolisées du Québec vendues à la SAQ.

Notez que certains produits présents sur le site peuvent ne pas être à la Fête et que les prix indiqués sur nos fiches sont approximatifs, ils ont été mis à jour en septembre dernier lors de la Fête des vendanges Magog-Orford

Bonne Fête des Vins du Québec !

L’équipe HippoVino

mardi 25 octobre 2016

Dans l’Okanagan Culmina vise les sommets

On trouve peu de vignobles créés avec autant de soin dans chacun de leurs aspects que Culmina Winery. Le nom veut expliquer qu’on y vise le sommet, les détails du projet le démontrent clairement.


La Colombie Britannique et plus précisément la vallée de l’Okanagan représentent la partie du Canada la mieux adaptée à la culture de la vigne. Il est donc très logique que Don Triggs ait choisi cet endroit pour y positionner son nouveau projet de vignoble. La vente à Constellation Brands de son premier projet vinicole, la maison Jackson Triggs, lui a fourni les moyens financiers nécessaires pour bien s’entourer et choisir le meilleur pour le domaine, le chai et chacun des équipements utilisés. Pour tout savoir à ce sujet, je vous réfère au site Web de Culmina Winery si vous lisez l’anglais, où au billet de mon collègue Yves Mailloux, qui a très bien résumé le tout en français. Vous noterez que Culmina excelle dans le story-telling, ils ont compris qu’il ne suffit pas de faire du bon vin, il faut aussi savoir le vendre.

Un des objectifs de Don Triggs était de développer un assemblage bordelais. Il a donc retenu les services de Pascal Madevon, qui a passé 10 ans à développer le prestigieux Osoyoos Larose, le vin de style bordelais qui est la référence dans l’Okanagan. La parenté entre ce cru prestigieux et les vins de Culmina goûtés la semaine dernière apparaît d’ailleurs évidente. Par contre, Osoyoos a une bonne longueur d’avance grâce à l’âge de ses vignes et aux années d’expérience acquises sur ce terroir. Où sera Culmina dans quelques années? L’avenir le dira, mais voici de quoi ont l’air ses vins dès maintenant.

La dégustation organisée par Louis Boisclair de l’agence LBV International et Sara Triggs de Culmina, que je remercie pour l’invitation, nous permettait de déguster deux millésimes consécutifs de chacun des rouges. La première remarque est que dans les deux cas, la différence est majeure entre les millésimes. Deuxième remarque, tous changent beaucoup après une heure d’aération et ils sont à leur meilleur à table plutôt qu’en dégustation. Il serait sans doute sage de les laisser passer 2 à 3 ans en cave. Pour les boire plus tôt, sortez la carafe.

La cuvée Culmina R&D Red Blend 2013, un assemblage où le merlot prédomine, donne un rouge souple, avec une belle texture en bouche, une bonne dose de fruits et des notes boisées présentes mais bien intégrées. Un bon compagnon pour les viandes rouges grillées.

Hypothesis est la cuvée haut de gamme du domaine, produite avec environ 50% de merlot et des parts égales de cabernet sauvignon et cabernet franc. Même pour le Hypothesis 2012, qui est actuellement disponible à la SAQ, le vin reste encore marqué par son élevage de 16 mois en fûts, dont 70% de neufs. Mais on parle ici d’un boisé fin, qui permet de garder une belle élégance et n’écrase pas le fruit. Le 2012 a plus de punch pour le moment, mais l’équilibre du 2013 m’a paru mieux réussi, malgré des tanins encore un peu rugueux. Je parierais volontiers sur lui pour un séjour de 4 à 5 ans de cave.

Culmina Winery produit aussi des blancs, qui seront disponibles en importation privée sous peu. On en parlera dans un autre billet.

À la bonne vôtre !

Alain P.

Fiche du Culmina R&D Red Blend sur HippoVino (Hipponote 3*, $$$ SAQ : 29.95 $) avec liens vers critiques, fiche technique, producteurs, agence et site SAQ.

Fiche du Hypothesis sur HippoVino (Hipponote 3.5*, $$$$ SAQ : 40.00 $) avec liens vers critiques, fiche technique, producteurs, agence et site SAQ.



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mardi 18 octobre 2016

Pourquoi le vin goûte toutes sortes de fruits mais pas le raisin?

Plusieurs novices sont déconcertés à la lecture des notes de dégustation des critiques ou sommeliers. J’entends souvent des commentaires du genre « un vin, ça goûte le vin pas les mûres », « des notes florales, voyons donc, il n’y a  pas de fleurs dans le vin.»

Pourtant, sans être une science exacte, la technique de dégustation utilisée par les professionnels permet d’analyser arômes et saveurs de façon efficace. On en avait parlé dans ce billet : La dégustation du vin, un art, une science ou n’importe quoi?

Pour mieux comprendre, examinons d’où viennent les saveurs du vin

Tout d’abord, il y a les composantes de base, comme l’alcool, le sucre résiduel – qui n’a pas été transformé par la fermentation – les acides. Dans un vin bien équilibré, ces éléments ne sont pas dominants en termes de saveurs.

On trouve aussi dans le vin des composés aromatiques qui, même s’ils représentent un petit pourcentage de la composition chimique de notre bouteille, sont à la source des saveurs et arômes agréables dont nous parlions plus haut. Ces composés ont trois origines possibles.

Certains proviennent directement du raisin. Ceci peut paraître bizarre car peu de vins goûtent comme le raisin de table. C’est tout simplement parce que les cépages utilisés pour le vin sont très différents de celui-ci. D’ailleurs, si vous buvez un vin fait de cépage muscat, vous lui trouverez des saveurs de raisin muscat. Pourtant le muscat utilisé pour le vin est un cépage à petits grains assez différent du muscat de table à gros grains, mais il reste dans la même famille et tous deux partagent plusieurs composés aromatiques.

On voit la même chose dans les cidres. Les cidres du Québec sont produits avec des variétés de pomme courantes et, dans un Crémant de pomme du Minot par exemple, on trouve facilement le goût de la Macintosh. Par contre, si vous achetez un cidre de Bretagne ou de Normandie fait avec des variétés spécifiques de pommes à cidre, vous n’y retrouverez pas du tout les saveurs de pomme avec lesquelles vous êtes familier.

La deuxième origine des composés aromatiques est la fermentation. Celle-ci transforme le sucre du raisin en alcool mais génère aussi de nombreux autres composés chimiques. Certains sont des molécules aromatiques et d’autres sont des produits intermédiaires qui vont évoluer par la suite.

L'évolution qui se produira durant la phase d’élevage du vin, ou par la suite durant son vieillissement en bouteille, sera la troisième origine possible de nos composés aromatiques. Certains des composés générés par chacune des trois origines sont identiques ou proches de composés trouvés ailleurs dans la nature, par exemple dans d’autres fruits que le raisin. C’est pour cela que vous pouvez trouver des saveurs de cerise noire ou des arômes de cuir dans votre bouteille.

Notez que selon leur origine, les arômes du vin sont classés comme primaires (provenant de la variété de raisin), secondaires (issus de la fermentation) ou tertiaires (découlant de l’élevage ou du vieillissement. Ces différentes étapes d’évolution aromatique nous avaient été présentées par Frédéric Fortin dans un contexte concret ici-même : « Dégustation verticale, sablier du vin et recommandations d’Italie

À la bonne vôtre !

Alain P.



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lundi 17 octobre 2016

Vins de Tout le Monde en Parle – Saison 2016-2017

[Mise à jour 30-04-2017La saison 2016-2017 de la populaire émission Tout le Monde en Parle, animée par le non moins populaire Guy A Lepage sur les ondes de Radio-Canada, est commencée depuis quelques semaines. Comme dans les années précédentes, on y sert un verre de vin aux invités, aux animateurs et au public. Le vin n’est pas un thème de l’émission, c’est plutôt un élément qui veut marquer son aspect convivial. Comme nous le disions dans un précédent billet, si les participants à l’émission sont appelés des « invités », quoi de plus normal que les recevoir avec un verre de vino !


Précisons également que les vins bus durant l’émission sont des commandites des agences de promotion et ne coûtent donc pas un sou aux contribuables canadiens. Les liens vers les vins des saisons précédentes sont à la fin de ce billet.

Voici maintenant la liste des vins de la saison 2016-2017 de Tout le Monde en Parle. La liste est en ordre inverse des dates d’émissions, l’émission la plus récente étant en premier et la liste étant remise à jour à chaque nouvelle émission. Cliquez sur les fiches pour les détails de chaque vin.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 30 avril 2017
Mumm Napa Brut Rosé (Hipponote 2.5* $$ SAQ : 18.65 $).

Un vin mousseux rosé de Californie fait surtout de pinot noir.
Voir la fiche du Mumm Napa Brut Rosé avec les liens vers critiques, fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 23 avril 2017
Otoñal Reserva Rioja  (Hipponote 2.5* $$ SAQ : 18.65 $).

Un vin rouge espagnol de la Rioja au style très classique, au fruité ample sur un beau boisé dit Vin Québec.
Voir la fiche du Otoñal Reserva Rioja avec les liens vers critiques, fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 16 avril 2017
Cupcake Vineyards Black Forest  ($ SAQ : 14.65 $).

Un vin rouge californien dont le nom évoque sucre et pâtisserie.Voir la fiche du Cupcake Vineyards Black Forest  avec les liens vers fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 9 avril 2017
Chapoutier Belleruche Côtes-du-Rhône (Hipponote 3* – $$ SAQ : 16.05 $).

Un vin rouge français des Côtes du Rhône fait de grenache et de sirah produit par la grande maison Michel Chapoutier.
Voir la fiche du Chapoutier Belleruche Côtes-du-Rhône avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.


Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 2 avril 2017
Meiomi Pinot Noir (Hipponote 3* – $$$ SAQ : 26.45 $)
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Ce rouge est un pinot noir de Californie avec un style résolument nouveau monde.
Voir la fiche du Meiomi Pinot Noir avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 26 mars 2017
Slow Press Cabernet Sauvignon Monterey Paso Robles (Hipponote 2* – $$ SAQ : 17.65 $).

Un vin rouge de la région de Monterey en Californie, fait principalement de cabernet sauvignon.
Voir la fiche du Slow Press Cabernet Sauvignon Monterey Paso Robles avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 19 mars 2017
Marquês de Marialva Baga Reserva (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 15.80 $).

Un vin rouge du Portugal aromatique et intense, produit avec le cépage Baga.
Voir la fiche du Marquês de Marialva Baga Reserva avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 12 mars 2017
Pour Ma Gueule Clos des Fous (Hipponote 3* – $$ SAQ : 19.65 $).

Un vin rouge du Chili original par les cépages, les saveurs et le nom !
Voir la fiche du Pour Ma Gueule Clos des Fous avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 5 mars 2017
De Morgenzon DMZ Syrah (Hipponote 3* – $$ SAQ : 15.25 $).

Un vin rouge d’Afrique du Sud, fait avec le cépage syrah, qualifié de joufflu et sensuel par un critique.
Voir la fiche du De Morgenzon DMZ Syrah avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 26 février 2017
Cune Rioja Crianza (Hipponote 3* – $$ SAQ : 15.25 $).

Un bon rouge de la Rioja très bien noté par Wine Spectator et le guide espagnol Guia Penin !
Voir la fiche du Cune Rioja Crianza avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 19 février 2017
San Felice Chianti-Classico (Hipponote 3* – $$ SAQ : 18.55 $).

Un bon Chianti qui mérite vraiment de s’appeler Classico, car il est très typique de son appellation !
Voir la fiche du San Felice Chianti-Classico avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 12 février 2017
Canet Valette Antonyme (Hipponote 3* – $$ SAQ : 18.65 $).
Un vin rouge bio du Languedoc dont Patrick Désy dit que c’est un pur délice !
Voir la fiche du Canet Valette Antonyme avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 5 février 2017
George Wyndham 12 Brothers (Hipponote 2* – $$ SAQ : 18.10 $).

Un vin rouge australien costaud et joufflu, cépages shiraz et cabernet-sauvignon.
Voir la fiche du George Wyndham 12 Brothers avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.


Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 29 janvier 2017
Yalumba Shiraz Organic (Hipponote 3* – $$ SAQ : 18.05 $).

Un vin rouge bio australien de la région de Barossa Valley produit avec le cépage shiraz, fruité, souple et élégant.
Voir la fiche du Yalumba Shiraz Organic avec les liens vers critiques, fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 22 janvier 2017
Naoussa Domaine Thymiopoulos Jeunes Vignes de Xinomavro (Hipponote 3* – $$ SAQ : 17.95 $).

Un vin rouge grec frais aux belles notes fruitées et épicées, produit dans un domaine qui a acquis une excellente réputation.
Voir la fiche du Naoussa Domaine Thymiopoulos Jeunes Vignes de Xinomavro avecles liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 15 janvier 2017
Ogier Héritages Côtes du Rhône (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 15.05 $).

Un rouge des Côtes du Rhône fait de grenache et de syrah, un bon rapport qualité/prix selon Yves Mailloux.
Voir la fiche du Ogier Héritages Côtes du Rhône sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 4 décembre 2016
Jacob's Creek Double Barrel Shiraz (Hipponote 3* – $$$ SAQ : 22.15 $)

Un shiraz australien corsé et puissant qui a subi deux élevages en fût, le second dans des barriques utilisées auparavant pour du whisky.
Voir la fiche du Jacob's Creek Double Barrel Shiraz sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 27 novembre 2016
Ruffino Aziano Chianti Classico (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 18.45 $)

Un bon chianti à la fois classique et moderne selon Ronald Georges, très bon pour accompagner une pizza.
Voir la fiche du Ruffino Aziano Chianti Classico sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 20 novembre 2016
L'Esprit De Château Capendu (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 16.25 $)

Un rouge classique des Corbières, dans le Languedoc, depuis longtemps à la SAQ, parfait quand on fait livrer du poulet de chez St-Hubert.
Voir la fiche du L'Esprit De Château Capendu sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 13 novembre 2016
Clos Bagatelle Saint-Chinian (Hipponote 2.5* – $ SAQ : 13.45 $)

Un rouge du Languedoc à moins de 14 $ au fruité bien agréable.Voir la fiche du Clos Bagatelle Saint-Chinian sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 6 novembre 2016
G.H. Mumm Cordon Rouge Brut (Hipponote 3* – $$$$$ SAQ : 59.75 $)

Un Champagne festif assez classique, impeccable à l'apéritif selon Monsieur Bulles !
Voir la fiche du G.H. Mumm Cordon Rouge Brut sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 23 octobre 2016
Esteban Martin Reserva Carineña (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 15.05$)

Un petit rouge espagnol juste sur la barre des 15 $ pour ceux qui aiment les vins un peu boisés.
Voir la fiche du Esteban Martin Reserva Carineña sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 16 octobre 2016
Château Suau Rouge Côtes de Bordeaux (Hipponote 3* – $$ SAQ : 18.20 $)

Dans les bons rouges bordelais à moins de 20 $, le millésime 2010 est particulièrement réussi.

Voir la fiche du Château Suau Rouge Côtes de Bordeaux sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 9 octobre 2016
Louis Roche Saumur (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 17.05 $)

Un cabernet franc de la Vallée de la Loire, pour ceux qui veulent apprivoiser ce cépage.

Voir la fiche du Louis Roche Saumur sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 2 octobre 2016
Otoñal Joven (Hipponote 2* – $ SAQ : 13.20 $)

Un rouge espagnol fruité vendu à petit prix.

Voir la fiche du Otoñal Joven sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Tout le monde en parle - Vin de la semaine - Émission du 25 septembre 2016
Chartier Créateur d'Harmonies Fronsac (Hipponote 3* – $$ SAQ : 19.45 $)

Un bordeaux rouge à moins de 20 $ et signé François Chartier.

Voir la fiche du Chartier Créateur d'Harmonies Fronsac sur HippoVino avec les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ.

Vous pouvez également trouver les vins des émissions récentes de Tout le Monde en Parle en cherchant avec le mot-clic #TLMEP sur le site HippoVino. Ici, sur le blogue, ce même mot-clic #TLMEP vous conduira à tous nos billets qui parlent des vins del’émission Tout le Monde en Parle.

À la bonne vôtre !

L’équipe HippoVino

Saisons précédentes :


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vendredi 14 octobre 2016

Le rouge et le blanc

[Mise à jour 12-03-2017] Dans les phrases que j’entends souvent, « moi je préfère les vins rouges », fait partie des classiques. On buvait d’ailleurs beaucoup de rouges au Québec ces dernières années, mais la tendance semble s’inverser, comme le soulignait Karyne Duplessis-Piché dans le journal La Presse le mois dernier : l’article intitulé «La revanche du vin blanc » nous apprenait qu’une bouteille sur trois vendues à la SAQ est un blanc. Je vois ça comme une bonne nouvelle car, je ne le cache pas, je suis un amateur de blanc et j’en bois à peu près autant que de rouges.

Par contre, je pense que cette augmentation des ventes de blancs peut être liée à la popularité du vin comme boisson d’apéro. Je connais plusieurs personnes qui passent ensuite au rouge au moment du repas. Pourtant, les vins blancs sont de merveilleux compagnons pour plusieurs mets, de l’entrée au dessert en passant par les fromages. Mais il est important de tenir compte des goûts de chacun et vous avez sans doute remarqué que je m’efforce de recommander des accords mets-vins pour des occasions variées. Mais trêve de bla-bla et passons aux recommandations du jour en commençant par le vin rouge.

Il vient de l’ancien monde, plus précisément des Coteaux du Languedoc, mais la cuvée Jean-Claude Mas Les Faïsses a un style résolument nouveau monde. C’est un assemblage de grenache et de syrah avec un fruit bien mûr et des saveurs boisées, mais cela reste équilibré, sans aucune lourdeur. Un rouge charnu avec beaucoup de fruits noirs, des notes d’épices et de garrigue qui a fait merveille avec des brochettes d’agneau. Il sera aussi très bon avec des viandes braisées. Excellent rapport qualité-prix.

Pour le blanc, on reste au Sud de la France, mais on traverse une partie de la Méditerranée pour arriver en Corse. Le Domaine d’Alzipratu du vigneron Pierre Acquaviva se situe dans la région de Calvi. Le vignoble date des années 1960 et était à l’origine exploité par Maurice Acquaviva avant d’être repris par son fils Pierre et son épouse Cécilia. Les vignes sont plantées au pied d’une montagne de près de 2000 m et bénéficient d’un climat aussi influencé par la proximité de la mer. Le Domaine d'Alzipratu Fiumeseccu est un vin blanc produit avec le cépage corse traditionnel vermentinu, qu’on appelle vermentino en Italie et rolle en Provence. J’ai été enthousiasmé par le millésime 2015 de cette cuvée, que je n’hésite pas à qualifier de grand vin blanc. C’est à la fois bien sec mais très riche en saveurs, avec une belle texture en bouche et une longue finale sur la minéralité. Il est très bon à l’apéro ou pour accompagner des crustacés, par exemple des crevettes grillées, mais on peut aussi le boire avec une cuisine un peu épicée, un cari vert par exemple. Un vin pour les amateurs de blanc.

À la bonne vôtre !

Alain P.

Fiche du Jean-Claude Mas Les Faïsses sur HippoVino (Hipponote 3.5* $$ SAQ : 18.45 $) avec liens vers critiques, fiche technique, producteur et site de la SAQ. Disponible en ligne et dans 118 succursales SAQ en date du 12-03-2017.

Fiche du Domaine d'Alzipratu Fiumeseccu blanc sur HippoVino (Hipponote 3.5* $$$ SAQ : 22.60 $) avec liens vers critiques, fiche technique, producteur et site de la SAQ. Disponible dans seulement 2 succursales SAQ en date du 12-03-2017, il faudra attendre le prochain arrivage.

P.S. Je m’excuse pour le titre auprès des puristes de Stendhal, mais j’ai toujours aimé jouer avec les belles phrases des autres. Même si c’était une source de grand désespoir de mes professeurs de français, je vous préviens, je n’ai pas l’intention d’arrêter.

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mercredi 12 octobre 2016

Le vin est-il fragile?

On entend souvent dire que le vin est une boisson fragile ou encore qu’un vin peut « casser » lorsqu’il est maltraité. Dans ce contexte, on ne parle pas de briser la bouteille mais plutôt d’altérer brutalement les saveurs de son contenu. Nous avons vu dans un billet récent que plusieurs conditions sont requises pour conserver nos bouteilles en parfait état, ceci veut-il dire que le vin est effectivement très fragile?

Le mot fragile n’est pas vraiment adapté pour le vin, car s’il peut effectivement s’altérer au point de devenir moins bon ou carrément mauvais, c’est un processus relativement lent en général. Tant que le bouchon est assez étanche, cela prendra plusieurs semaines ou même mois pour qu’un défaut puisse le dégrader sévèrement.

Lorsqu’on parle de vins courants de moins de 10 ans, on a même affaire à des boissons plutôt résilientes, qui peuvent survivre à des écarts de température, des changements de position (un passage en position de bout de quelques semaines par exemple), les vibrations inhérentes à certains modes de transport, bref tout ce qui n’est pas idéal.

En fouillant un peu sur Internet, vous trouverez même des cas de malversations plus brutales sans conséquences graves. Par exemple, des personnes qui ont placé une bouteille au congélateur pour la rafraîchir (je le fais fréquemment et je peux vous confirmer que 20 minutes au congélateur n’altèrent aucunement le vin) mais qui l’ont oubliée là assez longtemps pour que le vin gèle. Après avoir laissé la bouteille à la température de la pièce pour que le vin dégèle, on constate qu’il est revenu à son état normal. On trouve aussi des zigotos qui aèrent leur vin très violemment, par exemple avec un mélangeur électrique. Là encore, rien de cassé, mais l’équivalent d’un vin qui a reposé en carafe une heure ou deux. Les vins courants n’ont donc pas la fragilité d’une coupe de cristal.

Alors pourquoi vous ai-je dit de conserver votre vin couché dans une cave fraîche, sombre et sans vibration?  Parce que si vous vous écartez trop de ces conditions idéales, le nombre de bouteilles défectueuses va augmenter nettement après quelques mois. Dans des conditions habituelles, on estime qu’entre 1% et 2% des bouteilles peuvent présenter un défaut. Ce nombre peut monter à 8% et même plus après plusieurs mois en dehors des normes, ce qui est plutôt désagréable.

Je parlais plus haut de vins courants car il y a quand même des exceptions. D’une part, les vins dits «naturels », avec très peu voire même aucun soufre ajouté, sont nettement plus vulnérables.


D’autre part, les vieux vins peuvent effectivement être qualifiés de fragiles. Dans les cuvées plus jeunes, l’acidité, les tanins et, lorsque du soufre a été ajouté avant la mise en bouteilles, les sulfites libres, protègent contre l’oxydation. Avec le temps, ces défenses tendent à diminuer et le vin s’oxydera très vite lorsqu’il sera en contact avec de l’oxygène. Tout ce qui peut provoquer un léger descellement du bouchon, par exemple des variations de température un peu brutales ou des vibrations ou encore une atmosphère trop sèche, risque donc d’être fatal à nos vieilles bouteilles en peu de temps.

Par contre, ces vieux vins peuvent quand même être déplacés et subir des changements de température progressifs sans grand risque. Notez néanmoins que déplacer la bouteille remuera le dépôt et qu’il est préférable de la laisser reposer un peu avant de la servir.

À la bonne vôtre !

Alain P.

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jeudi 6 octobre 2016

L’art du vin, entre originalité et tradition

Dans le vin comme dans bien d’autres domaines, certains ne jurent que par l’originalité, la recherche d’innovation à tout prix. Inversement, on trouve aussi des traditionalistes, qui se passionnent pour les façons de faire de jadis. Mais ces deux visions ne sont pas toujours antagonistes : on peut produire du vin en innovant, mais tout en gardant un pied dans la tradition, comme le montrent les deux exemples qui suivent.

La maison Masi possède des vignes en Italie, plus exactement en Vénétie, depuis fort longtemps. Le nom provient de la vallée Vaio del Masi, une terre acquise au XVIIIème siècle par la famille Boscaini, qui est encore aujourd’hui à la tête de l’entreprise. Elle a investi plus récemment en Argentine et les vins Masi Tupungato proviennent de la Valle del Uco, dans la région de Mendoza. La cuvée Passo Doble est originale à la fois par ses cépages et par sa méthode d’élaboration. Les cépages sont le malbec, qui a fait la réputation de l’Argentine, et la corvina, un cépage typique de la Vénétie. Au niveau technique, Masi maîtrise l’art du passerillage (séchage des grains de raisin sur des claies, pour en concentrer le sucre et les saveurs), appelé là-bas appassimento, une tradition vénitienne utilisée pour la production de l’Amarone et du Valpolicella Ripasso. Cette méthode est utilisée pour la corvina cultivée en Argentine, ce qui permet une seconde fermentation lorsqu’elle est ajoutée au malbec.

Mais si je vous parle du Masi Tupungato Passo Doble, ce n’est pas parce qu’il est différent, mais parce que c’est un bon vin rouge, bourré de fruit et aromatique à souhait. Le millésime 2013 est bien réussi, les tanins sont plus souples et le boisé moins perceptible que dans les précédents. Il a un côté tonique qui plaira aux amateurs de rouge à l’apéro, mais il a suffisamment de corps pour être servi avec des grillades et des saucisses italiennes un peu épicées.

Au Portugal, la maison Cortes de Cima est très récente et a priori peu portée sur les traditions locales. Ses fondateurs, Hans et Carrie Jorgensen, sont d’origines danoise et américaine, et ont commencé leur vignoble en plantant de la syrah, un cépage interdit par les règles de leur appellation, l’Alentejo. En même temps, Hans a su ajouter des cépages locaux et maîtrise parfaitement l’art des assemblages. Ainsi, sa cuvée Chaminé, en blanc, regroupe deux cépages typiques du Portugal, le verdelho (aussi appelé gouveio) et l’antao vaz avec deux cépages français, le sauvignon blanc et le viognier.

Le résultat est fort séduisant, en particulier dans le millésime 2014. Le Cortes de Cima Chaminé allie fraîcheur, saveurs d’agrumes, quelques notes herbacées typiques du sauvignon et une petite touche de fruits exotiques. Vendu à moins de 15 $, c’est dans les meilleurs blancs de cette gamme de prix et c’est parfait pour l’apéro sur la terrasse, durant les derniers beaux jours d’automne. Il s’est montré également fort bon avec un plat de saumon au four.

À la bonne vôtre !

Alain P.



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mardi 4 octobre 2016

Vin : la capsule à vis n’est pas le bouchon de l’avenir, selon Peter Gago

« Je ne pense pas que la capsule à vis soit l’avenir », dixit Peter Gago, œnologue en chef de la grande maison australienne Penfolds. Pour une fois ce n’est donc pas un traditionaliste qui le prétend ! Penfolds utilise des capsules à vis depuis 1990 et pour toute sa gamme de vins blancs depuis 2004. Par contre, ses cuvées de rouge de haut de gamme, dont le mythique Grange, sont toujours fermées avec des bouchons de liège.

Penfolds et Peter Gago ont développé une grande connaissance des bouchons de liège car ils sont les seuls à offrir depuis 1991 des « cliniques de rebouchage » ("recorking clinics " en anglais) où ils débouchent, vérifient et rebouchent les vieilles bouteilles de leurs clients. En 25 ans, 130 000 bouteilles de rouge ont ainsi été contrôlées, vérifiées et, soit éliminées lorsque défectueuses, ou rebouchées pour une plus longue conservation lorsque le vin est encore bon. L’avis de Peter Gago est donc doublement intéressant : il ne peut être taxé d’anti capsule et il a une expertise pratique du vieillissement sous liège bien au-delà de la moyenne.

Ces propos sont tirés d’une entrevue réalisée par Lauren Eads dans cet article du magazine« the drinks business.» Personnellement, trois éléments m’ont particulièrement frappé.

D’une part, Peter Gago confirme une statistique récente indiquant que la contamination des bouchons de liège par le TCA est maintenant réduite à environ 1%. Petite précision ici : cette valeur de 1% est valide pour les bouchons de liège de qualité, certains produits bas de gamme ne sont pas aussi performants. Vous pouvez consulter les statistiques de Nadia Fournier portant sur 2000 échantillons dans ce billet. Mes données personnelles, qui portent sur un nombre de bouteilles plus réduit mais néanmoins suffisant pour avoir une valeur statistique, indiquent des taux de bouteilles défectueuses entre 2% et 4% selon les années, tous défauts confondus, dont 50% à 70% sont liés au goût de bouchon (chiffres excluant les vins nature).

Ensuite, il précise que cette valeur est équivalente à la proportion de vins endommagés par oxydation suite à un problème avec la capsule à vis. Ceci est particulièrement intéressant, car les partisans des capsules prétendent toujours que c’est une solution sans aucun défaut. Un autre mythe du vin qui vole en éclats ! Dans mes statistiques personnelles figurent également des bouteilles défectueuses alors que fermées par des capsules à vis, leur nombre total étant un peu faible pour être statistiquement utile, mais au moins je sais que je n’ai pas la berlue.

Finalement, Peter Gago confirme l’importance des bouteilles endommagées par une chaleur excessive durant le transport. De nos jours, nombre de bouteilles de vin voyagent en conteneurs. Ceux-ci peuvent séjourner plusieurs jours sur un quai en plein soleil et, une fois dans le bateau, être placé en fond de cale près des moteurs ou encore sur le dessus, une fois encore totalement exposé aux rayons du soleil. Lorsque les vins ne sont pas rangés dans des conteneurs réfrigérés, ils risquent donc de souffrir sérieusement du mal des transports. Sur une bouteille fermée par une capsule à vis, rien de visible, seul le goût du vin est affecté. Avec un bouchon de liège, la surpression causée par la chaleur extrême poussera le vin le long du bouchon, ce qui laissera des traces visibles au débouchage.

En conclusion, la capsule n’est donc pas une solution miracle et le bouchon de liège n’est pas non plus la catastrophe que certains prétendent. De plus, c’est tout l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, de production et de distribution du vin qui doit bien travailler pour minimiser le nombre de bouteilles défectueuses. Pas de miracle et il faut bosser, c’est l’histoire du monde, n’est-ce pas?

À la bonne vôtre !

Alain P.


Dans on entrevue, Peter Gago parle aussi des bouchons de verre. Notre billet à ce sujet : Bouchons en verre : meilleur pour le vin?

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