vendredi 25 novembre 2016

12 bons vins à acheter en tout temps

Ce sont 12 bons vins à prix raisonnables, mais en plus ils sont en rabais à la SAQ jusqu’à dimanche prochain, le 27 novembre. Meilleure nouvelle encore, de vendredi à dimanche vous bénéficiez d’un rabais additionnel de 10% si vous achetez pour au moins 100 $. Faites votre liste et en route pour votre succursale favorite !

Oui, nous vous avons déjà parlé de plusieurs d’entre eux car ce sont des incontournables, allez hop, piqûre de rappel.


Commençons par le Champagne, il en faut au moins une bouteille pour Noël et le Nicolas Feuillatte Brut Réserve est tout indiqué pour l’occasion. C’est un assemblage de pinot noir, pinot meunier et chardonnay et, s’il a été autrefois snobé parce qu’il provient d’une coopérative, sa qualité et sa finesse sont aujourd’hui reconnues par les spécialistes. Pour l’apéro avec des bouchées, assez frais pour servir avec des huîtres et aussi très bon avec des pétoncles.

Pour les mêmes accords avec un vin tranquille, les amateurs de sauvignon se doivent d’essayer le Château de Sancerre dont nous vous avions parlé ici-même. C’est d’ailleurs (et hélas car j’aime beaucoup les vins de cette appellation) le seul Sancerre aussi bien distribué dans les succursales de notre cher monopole.

Pour finir avec les vins blancs, le Masi Masianco est un italien original produit avec les cépages pinot grigio et verduzzo avec une méthode de vinification particulière. Imbattable pour un blanc à ce prix !

Voici maintenant 9 vins rouges qui méritent leur place sur votre table pour accompagner les viandes de la même couleur.

Le Podere Castorani Amorino, un rouge italien des Abruzzes, chaleureux et très riche en saveurs.

Le Cabernet Sauvignon Arboleda, un chilien bien fait qui fera plaisir aux amateurs de ce cépage.

Le Château Picoron, un Castillon-Côtes de Bordeaux fait de merlot et de cabernet franc, classique et toujours réussi.

Le Côtes du Rhône de la maison E. Guigal, dont on peut dire la même chose, mais qui est un assemblage de syrah, grenache et mourvèdre.

La cuvée d’entrée de gamme de la grande maison australienne Penfolds, le Koonunga Hill Shiraz – Cabernet, d’une constance remarquable, année après année, un vin qui plaît à un très large public.

En provenance d’Espagne, El Coto Crianza est un Rioja où les notes boisées complètent le fruit au lieu de l’écraser, et l’étiquette est parfaite pour la saison de la chasse !

Avec le Masi Tupungato Passo Doble, l’Argentine danse le tango avec l’Italie, et les cépages malbec et corvina donnent un vin rouge tonique et aromatique. Excellent rapport qualité-prix !

Parlant de bon rapport qualité-prix, impossible d’éviter le Portugal. Le Duque de Viseu est un rouge savoureux de l'appellation Dão produit avec les cépages Touriga Nacional, Tinta Roriz, Alfrocheiro et Tinta Barroca.


Pour un rouge corsé et équilibré à un prix imbattable, on fait un tour en Espagne avec le Borsao Seleccion de l’appellation Campo de Borja, en Aragon. Olé !

On vous en a promis 12, mais on va donner notre 110% ou un treize à la douzaine, comme vous préférez. Pour ceux qui cherchent un grand vin à mettre en cave quelques années, pensez au Volte Dell’ Ornellaia, un super toscan qui ne vous forcera pas à prendre une seconde hypothèque.

A partir de lundi prochain, vous paierez le prix courant mais ces vins valent néanmoins d’être achetés. Si vous êtes un véritable chasseur d’aubaines, sachez que certains  d’entre eux sont disponibles dans des SAQ Dépôt (c’est indiqué sur notre fiche, vérifiez les stocks sur le site SAQ) où vous pouvez obtenir des rabais en tout temps.

À la bonne vôtre !

Alain P.

Voici les fiches de ces vins sur HippoVino avec tous les liens vers critiques,  fiche technique, producteur, agence et SAQ :

Champagne Nicolas Feuillatte Brut Réserve (Hipponote 3.5* – $$$$$ SAQ : 48.25 $ en rabais à 45.50 $)
Château deSancerre (Hipponote 3* – $$$ SAQ : 25.45 $ en rabais à 23.45 $)
Masi Masianco (Hipponote 3* – $$ SAQ : 16.45 $ en rabais à 15.45 $)
Podere Castorani Amorino (Hipponote 3.5* – $$$ SAQ : 25.65 $ en rabais à 23.25 $)
Cabernet Sauvignon Arboleda (Hipponote 3* – $$ SAQ : 19.45 $ en rabais à 18.45 $)
Château Picoron Castillon-Côtes de Bordeaux (Hipponote 3* – $$$ SAQ : 20.35 $ en rabais à 18.45 $)
Côtes du Rhône E. Guigal (Hipponote 3* – $$ SAQ : 20.55 $ en rabais à 18.45 $)
Penfolds Koonunga Hill Shiraz – Cabernet (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 17.60 $ en rabais à 15.45 $)
El Coto Crianza Rioja (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 17.30 $ en rabais à 16.25 $)
Masi Tupungato Passo Doble (Hipponote 2.5* – $$ SAQ : 16.45 $ en rabais à 14.95 $)
Duque de Viseu Dão (Hipponote 2.5* – $ SAQ : 14.45 $ en rabais à 13.45 $)
Borsao Seleccion Campo de Borja (Hipponote 2.5* – $ SAQ : 12.70 $ en rabais à 11.45 $)
Le Volte Dell’ Ornellaia (Hipponote 3* – $$$ SAQ : 29.45 $ en rabais à 27.95 $)

<< Article précédent  –  Vins primeurs et Beaujolais Nouveaux 2016

jeudi 17 novembre 2016

Vins primeurs et Beaujolais Nouveaux 2016

[Mise à jour 18-12016] Ils sont arrivés à la SAQ aujourd’hui jeudi 17 novembre, conformément à la tradition. Le succès commercial a entraîné celui du terme Beaujolais Nouveau, mais en fait on devrait parler de vins primeurs. Le terme primeur signifie que la commercialisation est effectuée avant les dates limites imposées par les appellations classiques.

Ceci implique que les vins nouveaux ne peuvent pas être de grands vins. Leurs saveurs ne peuvent être très complexes et ils ne peuvent pas se conserver plus qu’un à deux ans en général. Mais cette simplicité volontaire peut faire des cuvées très agréables à boire à l’apéro ou avec une assiette de cochonnailles, en discutant avec les amis. Si la discussion est trop calme, prononcez le nom Trump et je vous garantis que ça va démarrer au quart de tour !


Quelques considérations sur les vins primeurs 2016

L’offre de la SAQ s’est étoffée. On est passé à 9 cuvées différentes cette année, avec un équilibre entre celles provenant de grands négociants et celles de plus petits producteurs réputés. Tout est à moins de 20 $, avec deux Gamays nouveaux autour de 13 $. Le vino novello italien a disparu du portrait.

2016 est un millésime difficile. Contrairement aux deux dernières années et surtout à 2015, la météo a retardé les dates de vendange. C’est critique car la date du 3e jeudi de novembre est coulée dans le béton et il a fallu faire très vite cette année. Les primeurs 2016 sont un peu plus pâles et moins concentrés que l’an dernier. Comme toujours en pareil cas, les meilleurs vignerons tirent leur épingle du jeu et réussissent là où d’autres trébuchent.

Les critiques qui n’aiment pas le genre en disent du mal, c’est devenu une tradition. Chacun a droit à ses goûts, c’est un point que nous défendons toujours avec ardeur. Par contre cette prose est inutile pour tous ceux qui ont envie de participer à cet événement. Heureusement, il y a aussi d’autres critiques pour nous guider dans nos choix.

Certains vignerons choisissent d’éliminer le mot Beaujolais. Gamay Nouveau leur semble plus vendeur ou bien c’est une façon d’indiquer leur différence. Dans certains cas, ils préfèrent ajouter du gamay provenant de régions voisines afin de garder les raisins des meilleurs terroirs pour les cuvées élevées plus longuement.

Une recommandation pour finir : les Griottes, le gamay nouveau 2016 du talentueux vigneron Pierre Marie Chermette du Domaine du Vissoux. Du beau fruit et une très belle texture en bouche. Le rouge d’apéro parfait et avec assez de brio pour passer à table ensuite avec vos charcuteries préférées.

Le même vigneron produit aussi une cuvée de Beaujolais classique (pas nouveau) du même nom, Les Griottes, dont le très bon millésime 2015 est actuellement disponible dans 98 succursales SAQ. Parfait si vous voulez faire la comparaison entre un vin primeur et un vin élevé normalement !

À la bonne vôtre !

Alain P.

P.S. J’ai contacté le producteur pour savoir pourquoi l’étiquette est différente de celle du Beaujolais primeur Les Griottes disponible en France. Pour respecter la date d’expédition, il a dû utiliser une cuvée isolée qui rentre dans l'assemblage du Beaujolais Nouveau Les Griottes qui était prête à ce moment-là.  C’est donc bien du Beaujolais Nouveau mais pas exactement le même vin.



Fiche du Pierre-Marie Chermette Beaujolais Les Griottes sur HippoVino (Hipponote 3* $$ SAQ : 19.55$) avec liens vers producteur, critiques, fiche technique, agence et site de la SAQ.


>> Article suivant –  12 bons vins à acheter en tout temps

lundi 14 novembre 2016

Le vin, aussi une boisson alcoolisée comme les autres !

Pour les grands amateurs de vin, c’est quasiment une boisson sacrée, avec des codes de consommation très compliqués. Mais pour beaucoup de gens, c’est tout simplement une boisson alcoolisée qu’on aime boire pour avoir du fun !


Vous voulez des exemples? L’an dernier, nous avions parlé d’un sondage sur les consommateurs américains et on y apprenait que les moins de 40 ans sont nombreux à mélanger leur vin avec du jus de fruit, faire des cocktails à base de vin ou parfois boire leur vin avec des glaçonsUn autre exemple est la popularité du vin vendu en cannettes

Là je vous vois venir, vous pensez « c’est seulement aux États-Unis.» Pas du tout, d’ailleurs le site français Vinatis mentionne la popularité du cocktail Spritz (prosecco, Aperol et eau gazeuse) dans ses tendances 2016Le rosé pamplemousse est également très populaire en France, vous en trouverez dans toutes les épiceries. En Espagne, le vin bleu, un mélange de vins rouge et blanc coloré bleu, est très populaire auprès des jeunes et le directeur marketing explique « On ne vend pas aux puristes mais aux enfants des puristes

De son côté, la maison Pommery s’est aperçue que de nombreux consommateurs veulent boire leur Champagne avec des glaçons et a élaboré une cuvée spéciale dans ce but. Après le thé glacé et le café glacé, la nouvelle boisson tendance selon le magazine Elle est le vin glacé.

© Pinterest - Twinspiration
Pour plusieurs d’entre vous, ces tendances ne sont rien de moins qu’une hérésie, une forme de trahison de la grande tradition vinicole. Pourtant, cela ne menace en rien ni votre art de vivre, ni les vins qui vous passionnent. Il s’est toujours bu autre chose que du vin et, disons-le clairement, il s’est aussi beaucoup bu de mauvais vin, en France, au Québec et ailleurs. Le monde d’hier n’est donc pas le paradis des grands vins que les passéistes nous présentent.

D’autre part, quand on y regarde de plus près, on peut constater que les jeunes américains ont bu 42 % de tout le vin consommé dans ce pays. Là et ailleurs on remarque aussi qu’ils sont de plus en nombreux à s’intéresser au vin et à vouloir en savoir plus à son sujet. Le nombre d’inscription aux cours WSET est en constante augmentation.

Les tendances exposées plus haut ne sont donc pas un obstacle au développement d’un intérêt sérieux pour le vin. Et si certaines personnes vont choisir un camp ou un autre, beaucoup de vrais amateurs de vin ont aussi du plaisir à boire autre chose ou à boire du vin autrement. Au final, davantage de gens ont du fun en buvant du vin et davantage de vignerons peuvent vivre de leurs vignes, c’est plutôt positif, n’est-ce pas?

Vive le vin libre et à la bonne vôtre !

Alain P.

vendredi 11 novembre 2016

Domaine d’Aupilhac, de beaux vins du Languedoc

Le Languedoc est une des grandes régions viticoles françaises et elle est réputée pour l’excellent rapport qualité-prix de ses vins. Mais de plus en plus, c’est leur qualité tout court qui nous étonne. Que de chemin parcouru depuis une époque où il était perçu comme la source d’approvisionnement en vin de table bon marché ! Le Languedoc-Roussillon est aussi le plus grand vignoble bio français avec le tiers des surfaces de vignes bio et le quart des producteurs.

Le Domaine d’Aupilhac a été créé par le vigneron Sylvain Fadat en 1989, mais sa famille cultivait la vigne depuis 5 siècles. À ses débuts, les revenus venaient principalement d’autres cultures mais dès 1992, il s’est spécialisé exclusivement dans la production de vin. Aujourd’hui, le domaine est certifié en bio (Ecocert) et en biodynamie (Demeter).

Sylvain Fadat était de passage au Québec récemment, mais je n’ai pas eu l’occasion de le rencontrer. Ce sont les nombreuses critiques favorables qui m’ont incité à essayer ses vins et j’avoue que j’ai été très impressionné, au point où j’achèterais ses autres cuvées les yeux fermés.

Le Domaine d’Aupilhac Lou Maset est un vin rouge d’entrée de gamme très réussi, en particulier dans le millésime 2014 disponible actuellement. C’est un assemblage des cépages méditerranéens, cinsault, grenache et carignan, avec un peu de syrah et d’alicante bouschet. L’élevage est fait en foudres (très grandes barriques), ce qui permet d’assouplir les tanins en limitant l’apport de saveurs boisées. Le résultat est un rouge bien fruité avec les saveurs de garrigue typiques de la région, un vin qui se boit très facilement et avec assez d’élégance et de longueur pour impressionner vos invités. C’est une cuvée très polyvalente qui convient aux amateurs de rouge d’apéro, qui va très bien avec les viandes grillées mais aussi bien d’autres choses. Il est donc idéal pour les restaurants apportez votre vin.

Le Domaine d’Aupilhac Montpeyroux porte le nom du village où est situé le domaine, qui est aussi une appellation locale des Coteaux du Languedoc depuis 1984. Les cépages sont mourvèdre, carignan, syrah et grenache, avec un peu de cinsault. C’est un rouge plus costaud, dense et coloré. Le millésime 2013 offre de belles saveurs de fruits noirs  et des tanins solides sans être agressants, à condition de l’aérer avant le service. Faites attention en versant la fin de la bouteille, c’est non filtré et il y a un bon dépôt. C’est une cuvée avec plus de profondeur que son petit frère (Lou Maset) et qui pourra vieillir en cave durant 5 ou 6 ans. On le sert avec des viandes rouges braisées, de l’agneau ou du magret de canard.

Comme nous disions au début de ce billet, on produit maintenant de nombreux vins de grande qualité dans le Languedoc, pas seulement des rouges. On les aime beaucoup, alors comptez sur nous pour vous en signaler régulièrement ! Si c’est aussi votre cas, abonnez-vous à HippoVino Hebdo, il y en a souvent dans nos vins de la semaine. 

À la bonne vôtre !

Alain P.

Fiche du Domaine d’Aupilhac Lou Maset sur HippoVino (Hipponote 3* $$ SAQ : 17.00 $) avec liens vers critiques, fiche technique, producteur, agence et site de la SAQ.

Fiche du Domaine d'Aupilhac Montpeyroux sur HippoVino (Hipponote 3.5* $ $$ SAQ : 22.80 $) avec liens vers critiques, fiche technique, producteur, agence et site de la SAQ.

<< Article précédent  –  Madiran, les costauds du Sud-Ouest – Partie 1

>> Article suivant – Le vin, aussi une boisson alcoolisée comme les autres !

jeudi 3 novembre 2016

Madiran, les costauds du Sud-Ouest – Partie 1

Madiran est une appellation de vins rouges qui est restée fort longtemps peu connue en dehors de sa région, le Gers et la partie ouest des Pyrénées. On y fait pourtant du vin depuis l’époque gallo-romaine, c’est-à-dire près de 2 000 ans ! Ensuite ce furent les moines qui profitèrent de son climat propice à la culture de la vigne pour y produire leur vin de messe. Le vignoble continua de s’étendre pour approvisionner les auberges des vallées pyrénéennes. Il fut décimé par la crise du phylloxéra dans les années 1890, mais replanté très rapidement en vignes greffées, donc résistantes à cet insecte ravageur.

Même si Madiran obtint son statut d’appellation contrôlée (la fameuse AOC) dès 1948, la qualité de ses vins fut longtemps snobée par les spécialistes. Il a fallu l’audace et la ténacité d’un Alain Brumont pour leur donner des lettres de noblesse, non seulement en France mais aussi à l’exportation.

Une part de ce dédain était liée au fait que le Madiran utilise en majorité le cépage tannat, qui cumulait deux handicaps. Tout d’abord il ne faisait pas partie des fameux cépages internationaux utilisés dans les vins célèbres. Ensuite, il est très tannique et demande une bonne maîtrise technique pour ne pas produire des rouges exagérément rustiques, pour ne pas dire râpeux. Comme je l’avais mentionné dans mon billet en hommage à mon père, celui-ci aimait bien les vins de Madiran, et j’en ai bu depuis très longtemps. Je peux donc témoigner que plusieurs vignerons ont initié une démarche de qualité depuis une bonne trentaine d’années. Le côté rustique qui subsiste encore parfois est un élément de charme plutôt qu’un défaut. Le succès du vignoble à l’exportation en est la meilleure preuve.

Si vous avez besoin d’être rassuré, sachez que les amateurs de vins de Cahors aiment aussi ceux de Madiran. Voici quelques cuvées de milieu de gamme qui sont parfaites pour s’initier à cette appellation.

Le Madiran Tradition du Domaine Labranche Laffont est un classique à prix abordable. Avec cet assemblage de tannat et des deux cabernets, Christine Dupuy réussit à produire un vin charnu mais bien fruité, aux tanins maîtrisés, dans le registre simple mais bon.

Dans la grande famille d’Alain Brumont, le Tour Bouscassé contient un assemblage semblable au vin précédent, mais cela donne un rouge un peu plus puissant et boisé, tout en demeurant bien équilibré.

Le Château Peyros Madiran Vieilles Vignes est produit par la famille Lesgourgues, également propriétaire dans le bordelais, et a des airs de famille avec ses cousins de la Gironde. Il est fait de tannat et de cabernet franc et provient de vignes de plus de 40 ans. C’est bien sûr un rouge corsé aux saveurs de fruits noirs, mais il offre une certaine profondeur et des trois, c’est celui qui sera le plus apte à passer quelques années en cave.

Dans tous les cas, on parle de vins qui demandent une bonne aération avant le service et qui sont à leur meilleur à table, avec des viandes grillées ou braisées ainsi qu’avec les classiques de la cuisine du Sud-Ouest, par exemple avec un confit de canard.

Une suite à ce billet vous présentera quelques grands vins de cette même appellation qui, rappelons-le,  est exclusivement réservée aux vins rouges. Sur le même terroir coexiste une appellation dédiée aux vins blancs, Pacherenc du Vic Bilh. On en parlera une autre fois, mais voici un lien vers une superbe cuvée, si vous avez envie de faire un essai tout de suite.

À la bonne vôtre !

Alain P.

mardi 1 novembre 2016

12 mots du vocabulaire du vin pour mieux comprendre les spécialistes

Si les critiques de vin ou les notes de dégustation vous paraissent incompréhensibles ou écrites en langage codé, vous êtes à la bonne place. Voici quelques mots du vocabulaire du vin pour mieux les comprendre.

Frais - Fraîcheur : non, ici on ne parle pas de la température. Un vin frais est un vin dont le côté acide est agréable, rafraîchissant plutôt que piquant en bouche. Le mot frais est plus souvent utilisé pour les vins rouges, tandis que pour les blancs on peut dire des vins vifs.

Charnu : on dit d’un vin qu’il est charnu pour indiquer qu’il donne une sensation d’ampleur, de matière en bouche. C’est donc un vin corsé avec en général beaucoup de fruits et de tanins.

Généreux : un vin rouge est généreux lorsqu’il est intense en saveurs et riche en alcool, mais sans tomber dans les excès.

Bouquet : c’est un autre mot pour désigner les arômes d’un vin, l’ensemble des odeurs qui s’en dégagent, on dit aussi le nez. Les arômes donnent des indications sur les défauts éventuels, le stade d’évolution ainsi que les cépages et les techniques de vinification ou d’élevage. Mais un bon vin doit aussi être plaisant au nez !

Rondeur : on dit d’un vin qu’il est rond en bouche quand il ne laisse pas de sensation âcre ou acide sur les papilles, il paraît plutôt moelleux. Son équilibre tend donc plus vers le sucré que le côté acide, mais il peut néanmoins contenir peu de sucre résiduel.

Équilibre : l’équilibre est l’harmonie entre l’acidité, l’alcool et le sucre résiduel. Tous les vins sont acides, mais alcool et sucre peuvent en masquer l’acidité, comme nous l’avons expliqué en détail dans le billet : L’acidité dans le vin, l’importance de l’équilibre.

Tanins : les tanins sont des composés phénoliques qui proviennent surtout de la peau et des pépins des raisins ou encore des rafles (tiges des grappes). Ils sont présents dans les vins rouges à qui ils confèrent structure et résistance  à l’oxydation. Ils peuvent provoquer  un côté astringent ou rugueux en bouche, qui s’atténue avec le vieillissement. Les vins de cépages très tanniques (avec beaucoup de tanins) sont donc souvent élevés plus longtemps avant d’être commercialisés. Lorsque les tanins se sont adoucis, on dit qu’ils sont enrobés.

Souple : un vin rouge est souple lorsque ses tanins sont peu présents  ou bien enrobés, ce qui le rend facile à boire.

Vif : Voir frais, surtout utilisé pour les vins blancs.

Pour finir, trois mots d’utilisation très moderne mais que je déteste car leur sens habituel me paraît ridicule dans un contexte de vin.

Croquant : non, vous ne risquez pas de vous casser une dent et vous n’aurez pas besoin de mastiquer; on dit qu’un vin est croquant lorsque le fruité du vin éclate en bouche comme si on croquait dans un fruit.

Juteux : là encore on veut parler d’une saveur fruitée, dans ce cas-ci combinée avec un côté rond et souple.

Buvabilité : les sommeliers qui se veulent à la fine pointe de la mode l’emploient pour décrire une qualité très recherchée aujourd’hui. Cette buvabilité est en fait l’absence de lourdeur. Autrefois on disait gouleyant  alors que buvable était utilisé pour qualifier un vin de très moyen. Personnellement, je préfère dire facile à boire, tout simplement.

Vous voici maintenant mieux armés pour décoder les textes des guides de vin ou des critiques que vous trouverez dans l’onglet références des fiches de vins du site HippoVino. Pour découvrir d'autres mots du vin, visitez la section HippoVinoPedia de notre site.

Si vous vous considérez comme novice dans le monde du vin, vous apprécierez aussi sans doute nos 10 conseils pour découvrir le vin simplement ainsi que nos billets pour mieux comprendre les étiquettes de vin.

À la bonne vôtre !

Alain P.

<< Article précédent  –  Fête des vins du Québec 2016